Gabriel Moreno

Publié le 18 Mai 2017
Gabriel Moreno L'Homme Nouveau

Qui se souvient aujourd’hui de Gabriel García Moreno (1821-1875) ? Président de l’Équateur, celui-ci fut assassiné le 6 août 1875 à la sortie de la mes­se. Deux ans auparavant, il avait consacré officiellement son pays au Sacré-Cœur. Après avoir été élu une première fois en 1859, il avait été réélu à la tête de son pays par la quasi-unanimité des voix du Congrès en 1869. Il avait alors annoncé une nouvelle constitution pour l’Équateur afin de rendre les lois du pays confor­mes à l’Évangile et à la doctrine de l’Église en matière morale et politi­que. Dans une région du monde traversé par des courants divers dont certains, animés par la franc-maçonnerie voulaient se débarrasser définitivement du catholicisme, considéré comme un reliquat espagnol, le programme de García More­no était osé. Lui-même avait effectué un chemin de conversion et il avait retrouvé à Paris la piété de son enfance. Il ne la quittera plus et essayera toujours dans l’exercice de son devoir d’état de Président d’œuvrer pour le bien commun et la justice.

Gabriel Moreno

Écrite quinze ans après la mort de García Moreno, la biographie du Père Augustin Berthe est rééditée aujourd’hui. C’est un document intéressant, même s’il aurait mérité d’être mis à jour.

Augustin Berthe, Gabriel García Moreno, Clovis, 432 p., 22 €.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCulturePhilosophie

André de Muralt, un aristotélicien et un thomiste dans notre temps

Figure discrète mais essentielle de l’école aristotélicienne et thomiste contemporaine, le philosophe suisse André de Muralt s’est éteint le 13 avril dernier, à l’âge de 94 ans. Se situant à rebours du déconstructivisme alors triomphant, il est demeuré relativement méconnu en France, bien que l’acuité et l’ampleur de ses analyses en métaphysique et en théorie de la connaissance en fassent un auteur incontournable pour quiconque entend sérieusement faire œuvre de philosophe.

+

andré de muralt