L’histoire des moines racontée aux enfants

Publié le 17 Mar 2024
histoire des moines
Les éditions Sainte-Madeleine, du Barroux, viennent de publier une Histoire vivante des moines racontée à mes enfants de Percy Hill.

  Un père de famille, pendant trois vacances scolaires successives (Noël, février et printemps), raconte, le soir à la veillée, l’histoire des moines à ses quatre enfants (8, 11, 15 et 17 ans). L’ouvrage est dédié à dom Gérard Calvet « qui transmit ce qu’il a[vait] reçu », le cadre est celui d’un petit gîte provençal « à proximité d’un grand monastère » que l’on devine être l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux –, le narrateur est « oblat bénédictin et passionné d’histoire de l’Église ». Mais l’ouvrage ne se limite pas à l’histoire des bénédictins. Il embrasse la totalité du monachisme, en une trentaine de courts chapitres : depuis saint Antoine (251-356), le père des moines, qui a vécu dans le désert égyptien, jusqu’à l’essor des grands monastères du XXe siècle, en passant notamment par saint Basile, saint Benoît, l’Irlandais saint Colomban, Cluny, saint Bernard, les moines hospitaliers, les moines-soldats, saint François d’Assise, saint Dominique, dom Guéranger, le père Muard. Les chapitres ne sont pas des synthèses sur tel ou tel personnage mais des récits dialogués. Le père de famille, en répondant aux questions de ses enfants, explique et raconte. Il commence par une définition simple du moine : « Un moine est un homme qui abandonne tout pour Dieu. “Moine” en grec signifie “seul”. Le moine veut rester seul : il ne se marie pas, il n’a pas d’enfants. Il ne veut rien avoir à lui. Et, en obéissant à un supérieur, il renonce même à faire ce qu’il veut. Enfin, il quitte la société des hommes en vivant séparé. »  

Une histoire des moines à la portée des jeunes

L’auteur sait se mettre à la portée des jeunes lecteurs (dès 10-11 ans), sans pour autant trop simplifier l’histoire des grands ordres qu’il raconte et des grandes figures qu’il évoque. Il sait aussi dégager la spécificité de chaque grande famille monastique. La solitude contemplative et d’intercession des chartreux diffère de la vocation des dominicains qui est la prédication et la défense de la foi. Les moniales ne sont pas oubliées dans cette histoire : « soumises à une clôture plus sévère, qui protège leur solitude avec Dieu ». Le narrateur caractérise leur spiritualité comme « plus marquée par l’esprit sponsal », et il l’explique avec des mots simples : « Jésus convie toutes les âmes à s’unir à lui, mais cette dimension…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Yves Chiron

Ce contenu pourrait vous intéresser

ChroniquesCulture

Le chrétien et l’antisémitisme

Carte blanche à Yves Chiron | Olivier Delacrétaz, ancien président de la Ligue vaudoise et éditorialiste principal de La Nation, publie, aux Cahiers de la Renaissance vaudoise, un petit essai sur l'antisémitisme qui est à la fois sensé et pertinent. Il prévient d'emblée que son point de vue est « celui d'un chrétien ».

+

antisémitisme chrétiens juif
CultureLectures

Recensions : Réédition du Facteur de Nagasaki

La Rédaction de L'Homme Nouveau vous propose une page culture, avec un choix de quelques livres religieux, essais ou DVD. Notamment deux rééditions aux Belles Lettres : Le Facteur de Nagasaki de Peter Townsend et Images brisées de Simon Leys. Des idées de lecture à retrouver dans le n° 1852.

+

livre réédition