Homophobe ?

Publié le 31 Oct 2012
Homophobe ? L'Homme Nouveau

Les philippiques des nouveaux néroniens prêts à crucifier du chrétien par paquets de douze pour crime contre l’inhumanité se font de plus en plus assourdissantes. Pas une télévision, une radio, un journal qui ne nous rappelle quotidiennement, non pas ce qu’il faut penser, mais ce que l’on doit penser.

Et pour cela, ils ont inventé un concept à l’efficacité redoutable chez nos contemporains, dont la capacité de jugement est inférieure à celle de l’huître parce que si celle-ci gobe tout, du moins elle filtre et rejette les aliments dangereux ou inutiles pour sa survie.

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Ce système sémantique consiste à renverser la logique du discours afin de pouvoir court-circuiter l’intelligence. Lorsque vous tenez à convaincre votre interlocuteur du bien-fondé de votre propos, vous argumentez en posant une suite de propositions qui amènent à la conclusion de façon logique. En revanche, si vous ne voulez pas faire appel à l’intelligence mais à la peur, commencez par la politique du shérif : tirez d’abord, posez les questions après.

Donc pour convaincre de la pertinence de leurs fumeuses théories, ils commencent par un tir de barrage expliquant en préambule que si vous n’abondez pas dans leur sens vous êtes un « machin-phobe ». Peu importe la doctrine défendue, c’est imparable car, ou vous vous rangez dans le rang des « maudits-oui-oui », ou vous vous taisez car dès lors, l’anathème placé dans les présupposés vous envoie directement dans le camp des ennemis du peuple, de la démocratie et des méchants pas gentils du tout.

Les diatribes phagotrophes des contempteurs de la vérité s’abattent sur les chrétiens comme autrefois la misère sur le bas-clergé. Ils n’ont aucune compassion à défaut de charité. Leur haine de l’Église prend des allures d’anti-croisade car cette institution bimillénaire est le dernier obstacle à leur rêve apatride de séparer l’homme de sa propre nature et donc de sa finalité. Livrés à leurs désirs désordonnés et démesurés, à leurs passions délirantes et mortifères, ils ne peuvent accepter que ce Dieu qu’ils rejettent vienne leur titiller la conscience et leur rappeler que l’amour et l’égoïsme sont antinomiques. Si vous courez après l’un, vous vous éloignez automatiquement de l’autre

Une mauvaise oculogyrie les empêchant de voir la vérité en face sans se mettre à loucher ou à tergiverser, les pousse à obombrer une lumière dont ils ne peuvent supporter l’éclat, sans remettre leur absurde idéologie en question.

Ce n’est donc plus le fait d’exprimer un avis non conforme à la mode du jour qui vous expose à l’opprobre et la vindicte des vestales du néant, mais le simple fait de se permettre d’émettre un avis sans être au préalable adoubé par le vioulé germano-pratin.

Ces vigies insomniaques du parisianisme le plus purulent, la main sur le signal d’alarme, déclenchent un feu nourri à chaque début de commencement d’une contestation du bien-fondé de leur délirante doctrine du vice déifié.

Il reste cependant qu’ils ne peuvent pas encore nous bâillonner tous. Il nous reste alors deux armes : l’exemple et le bouche à oreille. L’exemple parce qu’il parle directement au cœur et à l’intelligence sans que les prévaricateurs cathophages ne puissent interposer leur logorrhée atrophiante et perverse, et le bouche à oreille parce c’est une communication fondée sur la confiance qui ne se laisse pas parasiter par le vacarme des sarabandes fussent-elles multicolores, d’apostats décérébrés du genre humain.   

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