Comme chaque année depuis 7 ans, L’Homme Nouveau a lancé son concours d’écriture Jeunes Talents 2024 entre avril et juin. Cette année, le thème était : « Après la guérison de son serviteur par Jésus, que devient le Centurion de l’Évangile ? »
Nous publions ici les écrits que nous avons reçus. Les trois lauréats sont aussi publiés dans le numéro d’été (n° 1812), daté du 27 juillet.
Retrouvez toutes les productions dans le dossier thématique Concours Jeunes Talents 2024.
Le Centurion repentant
Un texte de Albane Loreau
Par la très grande foi de son maître, le serviteur fut guéri.
Et après avoir entendu les paroles du Christ, l’officier court chez lui, plein de confiance et déjà, de reconnaissance envers le Sauveur. Arrivé dans sa demeure, le centurion découvre son serviteur debout, fier, tout heureux de pouvoir à nouveau servir son maître.
Alors la fête commence. La musique laisse planer de douces notes pleines de Guérison, de Joie et d’Espérance. Toute la maison s’anime ; les amis et les voisins emplissent cette riche demeure, parés de somptueuses étoffes. Des lampes sont allumées, et des mets succulents sont servis ; on danse, on chante dans une ambiance de joie parfaite, en communion avec le centurion heureux.
Mais le lendemain, après cette soirée d’action de grâce, le centurion ne peut continuer sa vie comme avant. Il a vu le Messie, le Sauveur ! Sa vie ne peut plus être la même et son cœur le sait. Dans son âme, brûlent encore les paroles de guérison du Bon Pasteur. Tout son être rayonne encore de cette rencontre. Sa vie devra être remplie du Seigneur dont il a touché le vêtement.
Alors il pense à sa fille… Il l’avait tant aimée, pourtant avait-il dû la laisser partir. Elle voulait épouser un Samaritain ! Sa colère s’était enflammée, et il l’avait rejetée. À présent, il le sent bien, il le voit à la lumière du feu qui brûle dans son cœur : il a mal agi. Cela, il l’avait su dès qu’elle l’avait quitté. Et pour se racheter, il avait voulu vivre dans la bonté, et traiter avec respect ses serviteurs et ses soldats. Il avait craint qu’une repentance ne serait pas accueillie par elle ni par son mari. Mais maintenant, il le voit bien : il doit la retrouver, lui demander pardon pour rendre gloire au Dieu Tout-Puissant. Tout cela pour l’amour de Jésus et pour l’amour de son épouse décédée voici déjà dix ans.
Alors il part. Avec son baluchon il s’en va. Il marchera jusqu’en Samarie, jusqu’à sa pauvre maison. Il ferait tout pour la rejoindre. Il déplacerait les montagnes et aplanirait les vallées, car tout est possible si la foi contenue est mise en Dieu.
Après de longues journées de marche pénible sous une chaleur torride, il approche de cette misérable maison. Celle-ci était disposée près d’un puits. Peut-être ce même puits où la Samaritaine avait servi de l’eau à Jésus, qui avait alors guéri son cœur.
Arrivé sur le seuil de la maison, apercevant sa fille, il s’y jette, pleure et lui demande pardon. Il embrasse ses pieds et les lave de ses larmes, le parfum du repentir. Puis il la prend dans ses bras et la serre doucement contre son cœur embrasé de l’amour du Christ.
Alors sa fille lui pardonne, déverse sa miséricorde et lui présente sa famille : son mari et ses enfants, Samuel, Jean et son nouveau-né qui n’a pas encore de prénom. Le père lui propose celui d’Emmanuel, car Dieu est avec nous, et si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Albane Loreau
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