La paroisse aujourd’hui

Publié le 06 Déc 2016
La paroisse aujourd’hui L'Homme Nouveau

Les ouvrages issus de thèses universitaires sont, souvent, plutôt rébarbatifs. Ce n’est pas le cas pour Paroisse et territorialité dans le contexte français par Élisabeth Abbal (Cerf, 520 p., 35 €).

La paroisse ! Pour tous, croyants ou non, c’est avant même d’être une communauté et son curé, une église. Celle du Curé d’Ars cherchant à l’apercevoir et demandant son chemin à un petit berger, celle du curé de campagne de Bernanos qui découvre à un tournant des maisons rassemblées autour d’un clocher comme une couvée protégée par la poule : « Ma paroisse… ».

Ce fut le cas, des siècles durant, et puis vint l’exode rural, la déchristianisation et la chute des vocations. Voilà pourquoi dans les années 1980 les 93 diocèses de la France métropolitaine ont transformé le réseau paroissial en le réduisant, ou en le regroupant : on est passé souvent de 500 à 50 paroisses. Première conséquence, la nouvelle division du travail entre prêtres et laïcs avec une fréquente difficulté : l’arrivée de « commandos laïcs » (notamment de femmes) qui mêlent la notion de pouvoir à celle de service.

Élisabeth Abbal qui fut commissaire de police et qui, canoniste, est aussi juriste, s’attache d’abord à une fine description et à l’analyse du redéploiement du réseau paroissial. Il s’agit aussi bien d’ensembles paroissiaux avec des équipes de prêtres que d’« unités pastorales », ou d’un certain maintien du réseau traditionnel. Elle a choisi l’analyse poussée de six diocèses révélateurs de la diversité ecclésiale : Auch ­(Midi-Pyrénées), Saint-Brieuc et Tréguier (Bretagne), Évry-Corbeil-Essonnes (Région parisienne), Fréjus-Toulon (Région PACA), Poitiers, Besançon.

Outre l’organisation des nouvelles paroisses, les chiffres révélés sont particulièrement intéressants. On y voit le petit nombre de prêtres en activité au service des paroisses ou pour tout autre ministère, leur vieillissement surtout, et l’arrivée considérable de prêtres venus d’ailleurs et notamment africains. Et il y aura d’autres changements : par exemple, pour la Corrèze il ne restera dans quelques années que dix prêtres de moins de 70 ans… Et pourtant il se dégage de l’œuvre d’Élisabeth Abbal je ne sais quelle confiance dans ce qu’est, vraiment, l’Église…

Ce contenu pourrait vous intéresser

ChroniquesLiturgie

La Pause liturgique : Communion Mitte manum tuam (2ème dimanche de Pâques)

« Mets ta main et reconnais l'emplacement des clous, alléluia ! Et ne sois pas incrédule mais fidèle, alléluia, alléluia ! » (Jean, 20, 27). Cette communion nous présente le reproche d'incrédulité fait par le Seigneur à l'apôtre Thomas. La foi de Thomas voit un homme aux mains transpercées, et il croit en Dieu, caché sous cette humanité. Cette petite communion du 6ème mode donne un caractère aimable au reproche du Seigneur. L'atmosphère pascale de joie, de paix, de simplicité, est bien rendue par la mélodie

+

communion
ChroniquesEgliseLiturgie

Célébrations pascales

L'esprit de la liturgie | Au commencement de ce temps pascal, l’Église célèbre la Résurrection de son Seigneur huit jours durant : c’est l’octave de Pâques. Les jours consacrés à la commémoration de la Résurrection sont remplis de coutumes et de célébrations, passées et actuelles, évoquant la blancheur des âmes des baptisé, le lait et le miel de la Terre promise, la foi de Thomas et, depuis l’an 2000, la miséricorde du Seigneur envers les pécheurs.

+

célébrations pascales thomas
ChroniquesSpiritualité

Les larmes de saint Pierre

Commentaire homélie du Pape | Pendant la messe chrismale du Jeudi Saint, le Pape a prononcé son homélie sur les différents échanges de regards de l'évangile, entre Jésus et les Juifs dans la Synagogue puis entre Jésus et Pierre. C'est par ce regard que Pierre comprend sa trahison.

+

Pierre