Le grand renoncement

Publié le 25 Oct 2016
Le grand renoncement L'Homme Nouveau

Le jour où tournaient en boucle les vidéos des cocktails Molotov balancés sur les voitures de flic, le Premier ministre, immédiatement, promettait aux policiers : plus de policiers, des voitures blindées pour « supporter les jets de pierres » et des tenues ignifugées pour résister au feu. Pour le Président normal, caillasser une voiture de police et mettre le feu c’est normal, il faut juste le bon véhicule, la bonne tenue. Rappelons que les policiers agressés étaient en faction pour garder une caméra régulièrement vandalisée qui surveillait un carrefour aux mains des coupeurs de pistes. « Les renforts arrivent » dit le ministre. Ainsi nous aurons des policiers ignifugés qui surveilleront dans des voitures blindées des policiers qui surveillent une caméra qui surveille le carrefour où la délinquance armée est quotidienne. Ce jour-là aussi, la première salle de shoot ouvrait ses portes, le débat sur la libéralisation du cannabis était relancé. C’est ça le socialisme : le grand renoncement !

Rajouter des flics au lieu de réduire le nombre de délinquants, légaliser la beuh puisqu’on est impuissant à traiter les dealers. Ce quinquennat est celui de l’impuissance. Nous attendons maintenant des subventions pour des vestes de costard en kevlar anti-rafale de kalach puisque l’État ne sait pas nous protéger du terrorisme. Viendrons les culottes blindées pour retarder le viol, l’État étant incapable de lutter contre la délinquance sexuelle. Et aussi les portefeuilles avec déclaration de vol en ligne pour faciliter les démarches. Les maisons avec commande directe chez Ikea ou Darty pour remplacer le mobilier et les appareils numériques volés. Alors que dans un pitoyable étalage de faiblesse, ils lâchent tout, il est un renoncement que nous attendons d’eux, un seul, jamais concédé : Grand Dieu, quand renonceront-ils à gouverner ?

Ce contenu pourrait vous intéresser

Chroniques

Carte blanche : Itzak Kadouri

Carte blanche à Judith Cabaud | Itzak Kadouri (1898-2006) était un spécialiste de la Kabbale. À ses obsèques, environ 200 000 personnes se bousculent dans les rues de Jérusalem. Mais à la fin de sa vie, l’Écriture lui avait révélé la destinée finale du peuple juif : la venue du Messie, dont le vrai nom est Yeshoua.

+

Itzak Kadouri en 1997.
ChroniquesCulture

Le chrétien et l’antisémitisme

Carte blanche à Yves Chiron | Olivier Delacrétaz, ancien président de la Ligue vaudoise et éditorialiste principal de La Nation, publie, aux Cahiers de la Renaissance vaudoise, un petit essai sur l'antisémitisme qui est à la fois sensé et pertinent. Il prévient d'emblée que son point de vue est « celui d'un chrétien ».

+

antisémitisme chrétiens juif
ChroniquesPhilosophie

Arrogance et passion de la réforme : la matrice des Lumières

L’Essentiel de Joël Hautebert | Dans Arrogance et manie du changement, le professeur Xavier Martin montre à quel point tous les ingrédients anthropologiques et philosophiques des idéologies modernes sont déjà présents au temps des Lumières et lors de la Révolution. Une humanité sacralisée mais l'homme réel nié, un système déifié et tout remords rejeté : l'esprit de système et l'arrogance des Lumières et des hommes de la Révolution ont investi toute la vie publique en France.

+

lumières réforme
ChroniquesFin de vie

Manipuler les mots pour fabriquer l’opinion

C’est logique ! de François-Marie Portes | Dans le langage actuel, la notion de dignité se transforme en instrument rhétorique et la valeur émotionnelle du vocabulaire prend le dessus sur le sens propre du langage ou du mot utilisé. En faussant les questions, les sondages poussent à répondre dans un sens unique. Le débat sur les mots devrait préexister à celui sur les lois.

+

opinions mots