Les chrétiens palestiniens pris au piège

Publié le 07 Nov 2023
chrétiens palestiniens à Gaza Terre sainte

Palestiniens fouillant les décombres d'un immeuble bombardé : les chrétiens comme le reste de la population ont parfois tout perdu.

Les chrétiens de la bande de Gaza subissent de plein fouet les répliques israéliennes à l’attaque terroriste du Hamas. Ne pouvant fuir le territoire, où tout manque, certains se sont réfugiés dans la paroisse latine gazaouie.

  Le 7 octobre dernier, après les attaques terroristes des islamistes du Hamas et les répliques de l’État d’Israël, le millier de chrétiens de Gaza s’est à nouveau retrouvé pris en étau au milieu d’un conflit sanglant. « Personne ne sait où tout cela peut finir, et malheureusement il n’y a pas de signes que ce qui a commencé hier puisse se terminer bientôt », se désole l’abbé Gabriel Romanelli curé de la paroisse de la Sainte-Famille, seule paroisse catholique de rite latin située dans la bande de Gaza. Le prêtre argentin de l’Institut du Verbe incarné (IVE), dans un entretien accordé à ACI Prensa, le 9 octobre dernier, après l’attaque du Hamas sur Israël, explique : « Face à tout cela, je me souviens souvent de l’appel du pape Pie XII avant le début de la Seconde Guerre mondiale : rien ne se perd avec la paix, tout peut se perdre avec la guerre. »   

Foi et prières

Le dimanche 15 octobre, le Pape s’est entretenu par téléphone avec sœur Nabila Saleh, de la communauté des Sœurs du Rosaire de Jérusalem, qui ont décidé de rester dans le centre de Gaza malgré l’ordre d’évacuation : « Le Pape nous a assurés que nous sommes dans ses prières et qu’il connaît les souffrances que nous endurons. » La sœur lui a en effet décrit la situation préoccupante des réfugiés dans leur paroisse : « Il y en a environ 500, dont des malades, des familles, des enfants, des handicapés, des personnes qui ont perdu leur maison et tout ce qu’elles possédaient. » Elle confie ensuite à l’Aide à l’Église en détresse (AED) : « Nous ne partirons pas. Les gens n’ont rien, même pas les biens les plus élémentaires ; où devrions-nous aller ? Mourir dans la rue ? Nous avons des personnes âgées, les sœurs de Mère Teresa sont également ici, avec des personnes polyhandicapées et des personnes âgées… Nous avons besoin de médicaments. De nombreux hôpitaux ont été détruits. Où devrions-nous aller ? » L’abbé Romanelli confie également : « Qu’est-ce qu’ils vont trouver dans le sud de la bande de Gaza ? Des centaines et des centaines de milliers de personnes qui ont fui la ville…

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Marie Etcheverry

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