L’exposition : La Haine des clans. Guerres de Religion (1559-1610)

Publié le 19 Mai 2023

François Clouet et atelier, Renée de Rieux, marquise de Nesle, dite Guyonne, comtesse de Laval (vers 1524-1567), v. 1547/1552. Pierre noire, sanguine et rehauts de crayon bleu. Musée Condé, MN 302.

Les tragiques et longues guerres de religion sont évoquées au Musée de l’Armée ainsi qu’au Château de Chantilly. Dans celui-ci, ce sont les visages de ses protagonistes qui sont exposés avec de superbes dessins et peintures de François Clouet ou de son atelier.

Aux Invalides (vaste espace magnifiquement restauré), il faut se rendre dans l’aile accueillant les expositions temporaires qui présente en son dernier étage le musée des Plans-Reliefs. Ici aussi, les figures des personnalités de ces temps douloureux sont montrées au moyen de projection. Puis le visiteur se trouve face à des armures qui furent portées par les chefs politiques. Des armes d’époque suspendues par des fils entourées de miroirs semblent rappeler la violence de ces assassinats et combats. Le terrible massacre de la Saint-Barthélémy (24 août 1572), qui reste dans la mémoire commune, est illustré par une grande reproduction sur les murs d’un espace ovale. Des tapisseries, des peintures et divers documents ou objets occupent des vitrines.

Poursuivant le parcours, on découvre le fameux Édit de Nantes (1598) voulu par Henri IV, prêté par les Archives Nationales, dont la mise en œuvre fut difficile. Il mit fin à tous ces conflits, conflits non seulement religieux mais aussi liés à des rivalités politiques. Dans la même vitrine, est posé l’Édit de Révocation, triste choix de Louis XIV…

Un regard sur une période historique grave qui se conclue par une vidéo proposant une intéressante interview d’Antoine Arjakovsky (historien, co-directeur du département de recherche Politique et Religionsdu Collège des Bernardins).

 

Jusqu’au 21 mai 2023 au Château de Chantilly (60500), Exposition au Cabinet d’arts graphiques du musée Condé. Tél. : 03 44 27 31 80.

Jusqu’au 30 juillet 2023 au Musée de l’Armée. Hôtel national des Invalides, 129, rue de Grenelle, 75007 Paris. Tél. : 01 44 42 38 77. Ouvert tous les jours de 10h à 18h. Nocturne : le 1er vendredi de chaque mois de 18h à 22h : accès à tous les espaces du Musée (Dôme des Invalides, collections permanentes et expositions temporaires).

Céline Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureHistoire

Saint Louis (5/8) : Un roi au service du bien commun

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Saint Louis aurait pu être un homme pieux mais médiocre souverain, un excellent chef doublé d’un triste mécréant. Il ne fut ni l’un ni l’autre. En travaillant à l’héroïcité de ses vertus, il a magnifié ses dispositions profanes, transcendant ses qualités de dirigeant. Entretien avec François-Régis Legrier, professeur de géopolitique, auteur de Saint Louis, modèle des chefs d'État (Via Romana).

+

saint louis bien commun justice chef
À la uneCultureArt et Patrimoine

Une petite-fille de Velázquez ?

Analyse d’œuvre | L'exposition en cours au musée Jacquemart-André propose au public des chefs-d’œuvre de la peinture baroque espagnole, parmi lesquels un portrait d'enfant dans un style qui tranche avec les ceux qui rendirent si célèbre Velázquez, le maître du Siglo de Oro, auprès des cours européennes.

+

Velázquez
À la uneCultureHistoire

Saint Louis (4/8) : Blanche & Marguerite, deux reines au chevet du royaume

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Dans l'ombre et la lumière du règne de saint Louis, deux figures féminines s'imposent : Blanche de Castille, mère dévouée et reine de fer, et Marguerite de Provence, reine pieuse et épouse fidèle. À travers leurs influences respectives, se lit l'équilibre singulier d'une royauté en acte, structurée par la foi chrétienne.

+

saint louis blanche de castille marguerite de Provence