L’exposition : Médecines d’Asie. L’art de l’équilibre

Publié le 30 Juin 2023

Docteur prenant le pouls de sa patiente Felice Beato (1832-1909). Album « Views and costumes of Japan », studio Stillfried & Andersen Japon, Yokohama, 1877-1880. Épreuve à l’albumine sur papier, coloriée. Paris, Musée national des arts asiatiques – Guimet, AP11411. © MNAAG, Paris, dist. RMN-Grand Palais / image musée Guimet.

Vous voulez en savoir davantage sur les origines de certaines médecines dites douces ? Alors rendez vous au musée Guimet qui propose un parcours original sur les traditions médicales de Chine, d’Inde et du Tibet. Pour cela, il faut oublier les frontières du temps et de l’espace. En effet, le visiteur découvre plus de 300 objets, certains très anciens, d’autres contemporains, provenant d’Inde, du Tibet, du Japon, de Chine, de Corée… et aujourd’hui dans les collections ou réserves du musée ou dans celles de généreux prêteurs.

C’est à travers quatre grands thèmes que se déploient cette grande exposition. « Du mythe à l’histoire » évoque les médecines indienne, chinoise et tibétaine. On y contemple de superbes sculptures de divinités et des peintures sur parchemins… La seconde salle intitulée « Diagnostic et soin » présente un bel ensemble de pots de pharmacie contenant des plantes médicinales et de précieuses boites à médicaments. Suit un espace consacré à la « Médecine de l’âme » où l’on montre que l’approche des patients est prise en compte dans sa globalité (physique et spirituelle) car en Extrême Orient, il n’y a pas une sensibilité rationnelle telle que celle de nos contrées. Mais parfois cela peut comporter des risques de superstitions comme le démontrent les touchants vêtements pour jeunes enfants censés les protéger des maladies infantiles réalisés à une époque où l’hygiène était précaire et la vaccination inexistante… Le dernier espace retrace le dialogue médical entre l’Orient et l’Occident qui existe depuis le XVIe siècle avec une vision du monde très différente et pourtant par certains aspects complémentaires.

 

Jusqu’au 18 septembre 2023. Musée Guimet, 6 place d’Iéna, 75116 Paris. Tél. : 01 56 52 54 33. Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h.

 

Céline Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureHistoire

Saint Louis (5/8) : Un roi au service du bien commun

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Saint Louis aurait pu être un homme pieux mais médiocre souverain, un excellent chef doublé d’un triste mécréant. Il ne fut ni l’un ni l’autre. En travaillant à l’héroïcité de ses vertus, il a magnifié ses dispositions profanes, transcendant ses qualités de dirigeant. Entretien avec François-Régis Legrier, professeur de géopolitique, auteur de Saint Louis, modèle des chefs d'État (Via Romana).

+

saint louis bien commun justice chef
À la uneCultureArt et Patrimoine

Une petite-fille de Velázquez ?

Analyse d’œuvre | L'exposition en cours au musée Jacquemart-André propose au public des chefs-d’œuvre de la peinture baroque espagnole, parmi lesquels un portrait d'enfant dans un style qui tranche avec les ceux qui rendirent si célèbre Velázquez, le maître du Siglo de Oro, auprès des cours européennes.

+

Velázquez
À la uneCultureHistoire

Saint Louis (4/8) : Blanche & Marguerite, deux reines au chevet du royaume

DOSSIER n° 1859 « Saint Louis : un immense héritage spirituel, moral et politique » | Dans l'ombre et la lumière du règne de saint Louis, deux figures féminines s'imposent : Blanche de Castille, mère dévouée et reine de fer, et Marguerite de Provence, reine pieuse et épouse fidèle. À travers leurs influences respectives, se lit l'équilibre singulier d'une royauté en acte, structurée par la foi chrétienne.

+

saint louis blanche de castille marguerite de Provence