L’attractivité de la liturgie traditionnelle : conférence avec des convertis

Publié le 26 Fév 2026
tradition convertis

© Josh Applegate/Unsplash

Le lundi 3 mars, Ichtus et L’Union Lex Orandi proposent un débat-conférence sur le thème : « L’attractivité de la liturgie traditionnelle – la preuve par l’exemple des convertis et des recommençants ». Philippe Pelissier, auteur de Ils sont entrés dans l’Église… par la voie de la liturgie latine (Presses de la Délivrance, 2025) et organisateur de l’événement, explique les raisons de cette soirée.

 

| Pourquoi une soirée sur l’attractivité de la messe traditionnelle ?

L’archevêque de Paris, ayant pris conscience du mouvement important qui porte vers le baptême de nombreux jeunes, a décidé de convoqué un « concile provincial » pour débattre de l’accueil de ces néophytes dans les paroisses. Je crois qu’à cette occasion, le silence ne pourra pas être gardé sur les néophytes qui assistent à la messe traditionnelle. Ils ont nombreux – certes ils sont loin d’être majoritaires mais leur importance n’est plus négligeable. À Paris, par exemple, ils représentent plus de 10 % des baptêmes d’adultes. Et nous pourrions y ajouter les « recommençants » qui avaient été baptisés mais non catéchisés.

L’Union Lex Orandi (association de fidèles attachés à la Tradition) a pensé qu’il était dès lors légitime d’attirer l’attention sur eux et sur leur aspiration spirituelle. Car d’une part ces nouveaux fidèles méritent le respect, même s’ils n’ont pas opté pour la liturgie « majoritaire », et d’autre part, ce pourrait être l’occasion de présenter la liturgie latine sous un angle moins habituel – celui de l’accueil et de l’ouverture –, ce qui est en lien avec le thème du pèlerinage de Chartres de 2026 : « Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la Terre. »

 

| Qui interviendra lors de cette soirée ?

Trois prêtres prendront la parole : l’un du diocèse de Paris (l’abbé Iborra, vicaire de saint Roch), l’un de la Fraternité Saint-Pierre (l’abbé Roseau, en charge de l’apostolat de Viry-Chatillon) et le troisième de la Société des Missionnaires de la Miséricorde divine (l’abbé Bévillard, en charge de l’apostolat de Draguignan).

Trois néophytes présenteront également leur propre parcours : une étudiante et deux actifs.

 

| Faut-il s’inscrire pour être présent ?

Absolument. Pour cela, rendez-vous sur ce lien.

 

| Depuis la parution de votre livre sur le sujet, avez-vous eu d’autres témoignages de conversion ou de retour à la foi catholique par le biais de la liturgie ?

Oui, c’est là un sujet grave dont on parle beaucoup. Manifestement, après une rupture large et profonde de la transmission de la foi depuis quelques décennies, bien des jeunes s’interrogent sur le sens qu’ils doivent donner à leur vie. Nous voyons donc des petits enfants de catholiques pratiquants revenir à la foi de leurs ancêtres, comme nous voyons l’arrivée de personnes issues d’autres horizons culturels, parfois très lointains, trouver la réponse à leurs questions spirituelles et morales.

 


Philippe Pelissier répondait déjà aux questions de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en noir, dans l’épisode 13 de la saison 8.

converti


 

| Avez-vous transmis ces témoignages aux évêques et sont-ils pris en compte ?

Tout à fait et je me réjouis de la qualité de l’accueil qui m’a été réservé autant par la Conférence des évêques de France que par le secrétariat général du Concile. Évêques, prêtres ou laïcs m’ont paru être à l’écoute dans une démarche sincère d’intérêt pour les témoignages que je présentais. Ils n’ont d’ailleurs pas relevé d’oppositions frontales entre néophytes « ordinaires » et néophytes plus traditionnels.

Le vocabulaire est d’ailleurs délicat à manier car ce qui est traditionnel, ou plus traditionnel, pour les uns est en fait radicale nouveauté pour les autres.

 

| Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ces démarches de retour ou de découverte de la foi ?

J’ai été douloureusement surpris de voir à  quel point le catholicisme qui était resté présent dans mille détails de notre vie quotidienne – dans l’urbanisme, dans le calendrier, dans le nom des villages… – n’était en fait plus vraiment compris ni même connu par nombre de nos contemporains.

Je pense à ces étudiants en histoire de l’art auxquels il faut expliquer ce qu’est un tabernacle ou un autel – et qui découvrent par ce biais ce que signifie l’Eucharistie.

Je pense à ces étrangers qui arrivent en France et font face à des camarades de travail ou d’étude incapables de leur expliquer ce qu’est l’Ascension ou la Toussaint !

C’est d’ailleurs souvent ce contraste entre la présence culturelle de l’Église en France et son absence dans les esprits qui a attiré l’attention de certains sur l’Église.

Mais attention, on ne vient pas à la messe pour le chant grégorien ou l’architecture gothique. On y vient pour l’Eucharistie !

Ces néophytes sont bien formés, par les prêtres qui les accompagnent mais aussi grâce à l’abondante documentation désormais disponible en ligne. Ce ne sont pas des esthètes ou des dilettantes.

 

L'attractivité de la liturgie traditionnelle : une conférence-débat de l'Union Lex Orandi le 3 mars 2026 à Paris


Philippe Pelissier est l’auteur de Ils sont entrés dans l’Église… par la voie de la liturgie latine, aux Presses de la Délivrance (2025, 152 p., 20 €).

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>> à lire également : Découvrir la Bible… avec un parfum

 

Philippe Maxence

Philippe Maxence

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