Noël

Noël L'Homme Nouveau

Chut, c’est Noël… Cette année, même l’ange Boufaréo et sa trompette à Gloria devra calmer un peu le jeu, et tous les anges qui tonitruent leur joie à en faire exploser la voûte céleste seront enclins, en passant sur terre eux aussi, à chanter Gloria en mode majeur certes, mais molto pianissimo. La terre a besoin plus que jamais de silence, d’intériorité. Pas de minutes de silence. On en a soupé de ces démonstrations de dignité où les puissants pensent à eux et au profit qu’ils peuvent tirer du drame qu’ils dénoncent, de ces minutes de silence qu’il ne faut pas appeler de prière de peur que la République ne rencontre la transcendance. Non, il s’agit du silence rempli de sérénité, de calme, de gratitude, d’indicible joie, du bonheur intérieur. Silence qui répond évidemment au bruit des explosions, des fusillades, des cris de peur et de douleur des attentats. Mais aussi silence pour se sortir des débats inutiles, de tous ces « moi je » qui s’approprient l’espace sonore et promettent une meilleure région, politique, Europe, un meilleur monde, climat. Quitter un temps ces sauveurs de plateaux télé, baveux de promesses, pour une nuit de silence à adorer Jésus Sauveur, juste une nuit de silence entre Marie et Joseph ; là, dans la crèche. Il fut un temps où l’on parlait de la trêve de Noël. Elle faisait ranger son arme à l’homme de guerre, le temps de cette nuit sainte. Cette année, il nous faut une trêve de Noël médiatique, politique, commerciale, une trêve du bruit, du volubile, du futile, de l’inutile, du mercantile, juste une trêve de la tchatche et des tchatcheurs. Rien d’autre que le silence de la nuit de Noël… Jésus est là ! Joyeux Noël à vous tous, bien chers lecteurs.

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