Non, nous ne fêtons pas Mai 68

Publié le 07 Mai 2008
Non, nous ne fêtons pas Mai 68 L'Homme Nouveau

Non, à L’Homme Nouveau, nous ne commémorerons pas Mai 68. Non pas que l’évènement soit négligeable et ne mérite d’être analysé. Mais, regardez autour de vous ! Depuis des mois, journaux et magazines n’évoquent qu’un sujet, décliné sous tous les angles : 68 et ses conséquences. Depuis des mois, des centaines de livres sortent des presses pour nous donner le souvenir des uns ou les analyses des autres. Comme il fallait s’y attendre, les nouveaux marchands du Temple – celui de la « consommation » – ne sont pas en reste. La grande distribution avec ses affiches racoleuses exploitent le mythe 68 au service des prix. Les chaînes de magasins « selects » proposent des produits ciblés pour entrer dans le grand bazar mémoriel. Un exemple ? Fauchon offre désormais un thé « Mai 68, au parfum de la révolution ». Il fallait y penser !

Au-delà de la nausée qui nous prend devant ce flot de marchandises, révélateur de ce que fut finalement Mai 68 dans ses conséquences – l’alliance libéral-libertaire –, notre refus du tic mémoriel s’appuie sur d’autres raisons. Plus profondes ! Et plus justes !
– Quand les anciens combattants ventripotents de Mai 68 se retrouvent dans des banquets pour arroser leurs exploits, nous préférons, nous, parler de la réalité passée sous silence aujourd’hui : la montée en puissance des nouvelles persécutions antichrétiennes.
– Quand les journaux et les médias audiovisuels apportent leur nouvelle pierre décennale à la construction du « mythe » 68, nous choisissons de donner toute sa place aux discours et aux homélies de Benoît XVI aux États-Unis. L’histoire des hommes et celle de l’Église, sans même parler de certitude surnaturelle, nous assurent que Mai 68 sera oublié depuis longtemps quand le message évangélique sera toujours là pour annoncer la grande nouvelle de la mort et de la Résurrection du Christ.
– Quand des auteurs vieillissants se pensent encore comme la fleur de la jeunesse et les parangons de la littérature révolutionnaire, nous assumons pour notre part d’offrir à nos lecteurs le portrait d’un écrivain qui dresse un diagnostic sans appel sur les fossoyeurs de la littérature ou celui d’un théologien anglo-saxon qui travaille – vraiment – à un renouveau de la culture catholique.
C’est un choix, clairement assumé ! Voulu ! Histoire de ne pas se payer de mots et prendre nos lecteurs en traître. Nous ne pouvons pas servir la cause
du Christ, le mettre à la première place de nos préoccupations et vivre les yeux braqués sur les effluves médiatiques du monde. Nous ne pouvons pas tenter d’essayer de suivre le Pape dans son refus du relativisme et de la sécularisation, en nous greffant sur une actualité artificielle, qui se rejoue par décade, depuis quarante ans !
 

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