Notre-Dame de Paris (1/5) : Le 10 février 1638, le roi se consacre à Marie

Publié le 11 Août 2025

Cet été : Si je t'oublie ô Notre-Dame

Cet été, L’Homme Nouveau vous propose une sélection d’articles issus de son hors-série n° 38 consacré à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Pour bénéficier de tous les articles de ce hors-série, commandez-le sur notre boutique en ligne. 👉🏻 Dossier thématique « Si je t’oublie ô Notre-Dame »

Le 10 février 1638, Louis XIII consacrait la France à la Vierge Marie. La Pietà érigée sur sa demande à Notre-Dame témoigne de ce geste et inscrit dans le temps et dans les cœurs les liens unissant la royauté française et l’Église catholique.

  Le maître-autel de Notre-Dame, réalisé entre 1699 et 1710 par Nicolas Coustou, conserve la mémoire d’un événement important de l’histoire spirituelle de notre pays : la consécration de la France à la Sainte Vierge effectuée par Louis XIII par la déclaration du 10 février 1638. Dans cette déclaration, Louis XIII demandait que l’on érigeât une Piéta au pied de laquelle il serait représenté offrant à la bienheureuse Vierge Marie sa couronne et son sceptre. Soixante ans plus tard, Louis XIV réalisa ce vœu, commandant, en outre, à Antoine Coysevox, oncle de Coustou, sa propre statue le montrant agenouillé au pied de cette Piéta, s’associant à ce vœu.

La France dans la chrétienté

Cette consécration témoigne de la richesse des liens tissés, depuis les temps les plus reculés, entre la royauté franque et l’Église catholique. Le baptême de Clovis, les sacres de Pépin, et l’adoption par la royauté franque, en cette occasion, des principes de la royauté sacrée redécouverts au début du siècle précédent dans l’Espagne wisigothique par saint Isidore de Séville, le prestige chrétien de certains rois capétiens comme Robert II, Louis VI, Louis VII, Philippe II et surtout saint Louis, la donation de Jeanne d’Arc faisant du Christ le véritable roi de France, furent autant de moments privilégiés qui conférèrent à la France une place privilégiée dans la chrétienté. Le roi de France était le « Très Chrétien », le « fils aîné de l’Église », tandis que son royaume était sanctifié par la prière et l’exemple des grands saints qui auréolèrent son histoire, de saint Martin à Monsieur Vincent, en passant par saint Rémi, saint Odon, saint Odilon et saint Bernard de Clairvaux ; rayonnement dont témoignent encore les œuvres magnifiques d’artistes aussi discrets qu’inspirés qui couvrirent la…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Philippe Pichot-Bravard

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureLectures

1 dictionnaire et 1 087 généraux de la Seconde Guerre mondiale

Recension | À propos du monumental Dictionnaire des généraux français de la Seconde Guerre mondiale, dirigé par François de Lannoy et Max Schiavon et publié chez Pierre de Taillac en décembre 2025, qui présente les notices des 1 087 généraux de brigade, de division, de corps d’armée et d’armée qui ont servi la France entre 1939 et 1945 au sein de l’armée de terre.

+

généraux seconde guerre mondiale
À la uneCultureÉglise

Carte blanche : D’Adrien VI à Zénon de Vérone

Carte blanche à Yves Chiron | Le Dictionnaire d’Histoire et de Géographie ecclésiastiques poursuit sa publication à un rythme régulier – un fascicule par an – et constitue toujours une référence incontournable pour l’histoire de l’Église des origines à nos jours et dans tous les pays. Le fascicule 199b-200 compte 68 notices, classées par ordre alphabétique, d’Adrien VI à Zénon de Vérone.

+

zénon de Vérone Adrien VI
À la uneCultureLectures

Monseigneur Saliège, Celui qui a dit non

Recensions | Dans notre page culture, les ouvrages choisis vous parlent de Mgr Saliège, du voyage de Sollers, Pleynet, Kristeva, Wahl et Roland Barthes dans la Chine de Mao, de l'esprit du thomisme, du scapulaire et de la journée du chrétien. Paru dans le n° 1850. 

+

mgr saliège