350 ans des apparitions du Sacré Cœur (3/3) : Les origines scripturaires du culte au Sacré Cœur de Jésus.

Publié le 01 Déc 2023
sacré cœur jésus bible

À Gethsémani, le cœur du Christ a été brisé de douleur. © Heinrich Hofmann, 1886.

Le culte liturgique du Sacré Cœur date de l’époque moderne, mais ses racines se trouvent dans la Sainte Écriture où de nombreux termes préfigurent le cœur du Christ dans les psaumes puis y font nommément référence dans l’Évangile et dans les Épîtres.

  Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, le cœur symbolise le pouvoir de connaissance et d’amour qui résulte chez l’homme des facultés sensibles ennoblies par les facultés spirituelles. Le mot « cœur » désigne donc un champ de facultés – et leur exercice – bien plus vaste que le seul domaine affectif auquel le terme renvoie depuis Pascal. Nous évoquerons d’abord les passages remarquables de l’Ancien Testament qui annoncent par avance l’amour du cœur du Seigneur ; puis nous retiendrons ceux du Nouveau Testament qui le présentent à tous aujourd’hui.  

Dans l’Ancien Testament

Puisque Jésus-Christ est homme et Dieu, divisons notre enquête en deux parties. Nous envisagerons d’abord le cœur humain du Christ. Les psaumes messianiques décrivent l’oblation que réalise en son cœur Jésus-Christ quand il entre en ce monde : « Vous ne désirez ni sacrifice ni offrande, mais vous m’avez ouvert les oreilles ; vous ne demandez ni holocauste ni victime expiatoire. Alors j’ai dit : “Voici, je viens.” C’est ce qui m’est prescrit dans le livre de la Loi. Mon plaisir est de faire votre volonté, ô mon Dieu, et votre loi est au fond de mon cœur » (Ps 39 [40], 7-9). L’Épître aux Hébreux témoigne que ces phrases décrivent les dispositions intimes de Jésus de Nazareth, de l’Incarnation à la Croix (Hb 5, 7) : le cœur du Messie, abandonné à la volonté de son Père (c’est-à-dire de la Sainte Trinité), est le sanctuaire où se dresse l’autel du sacrifice qui rachète le monde. Le psaume 21 nous introduit dans la prière du Christ dans sa Passion : « Mon cœur est comme de la cire, il se fond au milieu de mes entrailles » (Ps 21 [22], 15). L’image utilisée exprime bien la déréliction : le cœur du Christ se brise dans les angoisses et la solitude de la mort. Mais ce cœur, plus tard ressuscité, sera fécond en donnant la vie aux hommes pécheurs : « Que votre cœur revive à jamais, car toutes les extrémités de la terre se souviendront et se tourneront vers Yahvé » (Ps 21 [22], 27-28).  

Un acte rédempteur

Car l’acte que Notre-Seigneur…

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Père Vincent-Marie Deslandes +

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