L’Église selon le pape François, une évolution irréversible ? 

Publié le 20 Sep 2023
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© Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons

Jean-Marie Guénois, journaliste au Figaro, vient de contribuer avec Pape François. La révolution, à la réflexion sur les changements que le pontife actuel entend mener. Replaçant le phénomène dans le temps long, il insiste sur l’importance de la transmission de la foi et sur ce qui fait vraiment l’Église : le Saint-Esprit et le cœur des fidèles qu’il inspire, loin des calculs politiques et des programmes progressistes.

  Dans notre article précédent, nous avons parlé du fondement de « l’herméneutique de la réforme dans la continuité » promue par Benoît XVI, à savoir l’unique sujet Église. Cette approche du mystère de l’Église est surnaturelle. Il convient de la compléter par une autre approche, humaine, de la même Église du Christ. En effet, Dieu conduit son Église à travers les médiations humaines. Et qui dit homme dit « hommerie ». Tel est le grand bénéfice de la lecture du dernier livre de Jean-Marie Guénois, célèbre journaliste du Figaro : Pape François. La révolution (1). Non pas que ce livre ne soit consacré qu’aux turpitudes des clercs, loin s’en faut, mais parce qu’à travers une écriture fort subtile et nuancée, la thèse qui revient comme un leitmotiv est que le devenir de l’Église passe par des conflits, des oppositions et des dynamiques profondément humaines.  

Un journaliste à l’ancienne

Guénois a vécu dix ans à Rome où il a eu tout le loisir de découvrir de l’intérieur les dessous de la vie vaticane. Il suit les voyages des papes depuis des décennies et a une connaissance personnelle de nombre de prélats, ce qui veut dire qu’il reçoit leurs confidences. Et surtout il adhère à une éthique du journalisme « à l’ancienne » pour laquelle le journaliste n’est pas un militant ou un raconteur d’histoires plaisant à ses lecteurs mais d’abord un informateur soucieux d’établir des faits et de justifier les interprétations qu’il donne de ces mêmes faits. Certes, on le sait par formation et par goût proche du pontificat de saint Jean-Paul II mais il serait outrancier de voir en lui un pourfendeur du pape François. D’autant plus que, dans ce livre adressé au grand public cultivé mais pas forcément informé du catholicisme, il fait œuvre de pédagogie voire d’empathie envers ses lecteurs pour leur faire comprendre ce qu’il pense être vrai. Tout cela pour souligner l’intérêt de cette tentative de bilan du pontificat de François. Car il ne…

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Thibaud Collin 

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