Un rêve d’Italie : la collection du marquis Campana

Publié le 15 Jan 2019
Un rêve d’Italie : la collection du marquis Campana L'Homme Nouveau

Un nombre considérable d’œuvres splendides qui ornent les cimaises et les vitrines du musée du Louvre provient de la collection Campana dont l’origine est plutôt rocambolesque. C’est le thème de l’exposition temporaire actuelle de ce musée, qui présente un grand nombre d’acquisitions de ce grand amateur d’art, archéologue, mécène, philanthrope, tellement passionné qu’il en devient malhonnête et puise dans les caisses du Mont-de-piété dont il était le directeur. Il est arrêté en 1857 puis exilé et son immense collection est vendue. Elle attire les Russes, les Français (Napoléon III), les Anglais, devenant ainsi européenne…

Des aquarelles présentant ses sites d’exposition en différents lieux de Rome ouvrent le parcours. Ce collectionneur, issu d’une famille aisée amatrice d’art, avait un attrait certain pour l’art gréco-romain trouvé ou acheté dans la péninsule italienne. De très beaux vases antiques peints, de superbes terres cuites étrusques, dont le fameux Sarcophage des époux (v. 520-510 av J.-C.) qui est un des fleurons du Louvre, mais aussi un magnifique Buste d’Ariane, en terre cuite, provenant d’une statue en pied, d’étonnants objets en verre, de beaux bijoux, des sculptures en marbre, une imposante main en bronze de Constantin (provenant de Rome) qui vient de retrouver son index (conservé jusqu’ici au Louvre), en témoignent. Et puis, il y a des peintures de toute beauté. La monumentale Croix peinte de Giotto, La Bataille de San Romano de Paolo di Dono, dit Ucello en sont des exemples que le Louvre garde en ses murs, mais il y a aussi des tableaux de tailles plus modestes éblouissants dont une douce Piéta, d’un peintre siennois du XIVe siècle, du musée du Petit Palais d’Avignon… 

Des pièces uniques rassemblées par l’« œil » exceptionnel d’un collectionneur hors du commun : Giampietro Campana !

À ne pas manquer !

Jusqu’au 18 février 2019. Musée du Louvre, Hall Napoléon. Ouvert de 9h-18h, nocturne mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Fermé le mardi.

Ce contenu pourrait vous intéresser

CultureArt et Patrimoine

Spectacles, Histoire et mémoire (3/4) | Les Nuits d’Aldéarde : un projet collectif à Airvault

DOSSIER « Été 2026 : Le spectacle au service de l’Histoire et de la mémoire » | Une famille, des racines locales, le souci de la transmission et le goût du défi. Voilà ce qui a poussé Béatrice et Maximilien Gindre à donner naissance aux Nuits d’Aldéarde, au cœur des Deux-Sèvres, dans la « Petite Cité de caractère » d’Airvault. Un projet culturel qui, à travers son spectacle estival en particulier, veut redonner vie à l’histoire trop souvent oubliée de cette vieille terre de France. Entretien avec Béatrice Gindre.

+

nuits d'aldéarde
CultureArt et Patrimoine

Spectacles, Histoire et mémoire (2/4) : La mémoire en scène : un signe des temps ?

DOSSIER « Été 2026 : Le spectacle au service de l’Histoire et de la mémoire » | Si la notion de « spectacle historique » fait prendre à la science le prisme audacieux de l'art, il est intéressant de se pencher sur cette conjonction efficace. Pourquoi ce « braconnage », comme certains se plaisent à le considérer, a-t-il du succès ? Cherche-t-on à réenchanter le quotidien d'un creux émerveillement ou plutôt à comprendre un présent devenu vide ?

+

spectacle mémoire
CultureArt et Patrimoine

Spectacles, Histoire et mémoire (1/4) : La fièvre et la joie du spectacle

DOSSIER « Été 2026 : Le spectacle au service de l’Histoire et de la mémoire » | Faire du beau et le partager. Tel est le mot d'ordre de Bernard Lapeze-Charlier, jeune directeur artistique à la tête de plusieurs spectacles historiques. De l'écriture à la mise en scène, il se sert de l'Histoire, mais la sert aussi, joignant la dimension commémorative à la vision artistique. Entretien.

+

spectacle histoire