Une famille finance un calvaire en Haute-Loire

Publié le 28 Avr 2024
calvaire
Une famille d’Auvergne projette la construction d’un calvaire sur un petit terrain privé du côté de Saint-Vincent, à la croisée de plusieurs routes, notamment celle du Puy-en-Velay. L’idée est de pouvoir ensuite mettre ce lieu à disposition de groupes, paroisses et organisations catholiques. Le projet devrait aboutir en avril 2025.

  Mathieu Bourdilleau, accompagné de son épouse et de leurs cinq enfants, s’est engagé dans le défi de financer un calvaire à Saint-Vincent, commune située au sud de l’Auvergne. Ce futur calvaire sera à la croisée du GR 765, près du chemin de Saint-Jacques de Compostelle reliant Lyon au Puy-en-Velay. Il y a initialement derrière ce projet un acte de foi et de dévotion, publiquement manifesté. Mais il y a également une volonté de rassembler les catholiques ainsi que les passionnés du patrimoine autour de l’installation d’un grand calvaire.  

La foi dans les campagnes

Cette démarche s’inscrit dans la volonté de Mgr Yves Baumgarten, évêque du Puy-en-Velay de propager la foi catholique dans les zones rurales. La famille Bourdilleau voit la mise en place de ce calvaire comme le commencement d’une belle initiative d’évangélisation dans la région de l’Emblavez. Le père exprime également son optimisme quant au fait qu’un projet de cette envergure puisse susciter des interrogations, de la joie et de l’espoir. Mais, par-dessus tout, que cette croix puisse être un moyen de conversion au catholicisme. En raison de l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, qui proscrit l’installation de signes religieux sur les monuments ou dans tout lieu accessible au public, cette famille propose de le faire sur sa propriété, cette restriction concernant exclusivement les lieux publics tels que les rues, les places et les terrains appartenant aux entités publiques. Elle souhaite que ce calvaire devienne un lieu de rassemblement, en mettant son terrain de 7 000 m² à disposition des organisations de jeunesse catholiques locales, mais aussi comme lieu de prière et d’accueil pour les pèlerins passant sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Si le projet se concrétise, le père de famille annonce que l’évêque du diocèse présidera une messe d’action de grâces à l’église de Saint-Vincent et bénira le calvaire. Il prévoit à cette occasion une procession où la croix sera portée par des hommes à travers le village, depuis l’église jusqu’au site choisi, sur 1,6 kilomètre. Ce projet vise également à contribuer au développement du patrimoine religieux de la Haute-Loire. Le…

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Solène Grange

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