Vers l’homme artificiel ?

Publié le 23 Mai 2014
Vers l’homme artificiel ? L'Homme Nouveau

Allons-nous vers un homme artificiel ? C’est cette question qu’aborde le nouveau hors-série, de L’Homme Nouveau, disponible dès maintenant sur ce site (version papier ou version numérique). Consacré aux recherches sur l’embryon et au rêve de construction d’un homme artificiel, ce hors série s’interroge sur l’évolution vertigineuse qui fait passer l’humanité du mystère de ses origines à une véritable manipulation technico-scientifique. Ce n’est qu’en cherchant ce qu’est réellement l’embryon que l’on peut avoir une réelle réflexion éthique sur ces projets. Alors que tout semble permis avec les progrès scientifiques, il est temps de poser un regard objectif sur le début de la vie.

L’embryon, encore ! Après le vote le 16 juillet dernier de la loi autorisant la recherche sur l’embryon, la bataille menée à travers toute l’Europe avec l’initiative citoyenne « Un de nous » pour obtenir des instances européennes la protection de l’embryon et le débat ouvert en France sur les questions de filiation après l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe, l’actualité bioéthique est chargée. L’embryon est le dénominateur commun, mystérieux et fragile, à tous ces bouleversements moraux et politiques qui touchent à la vie naissante. Cette vie encore cachée à laquelle les Thomas de la modernité ne veulent pas croire parce qu’ils ne l’ont pas vue.

L’humain observé

Au cœur des laboratoires, au fond des éprouvettes, l’humain est observé, trié, produit, reproduit, détruit ou vendu. Soit pour l’amour, devenu idolâtrie, de la science qui ne reconnaît plus de limite : dès lors, les chercheurs sont prêts à sacrifier toute considération éthique au nom du progrès. Soit en vertu d’une certaine conception de la liberté et de l’égalité, au nom de laquelle la science sert des intérêts politiques et doit permettre à chaque individu de pouvoir réaliser ses désirs les plus fous.

Du clonage à la recherche sur l’embryon en passant par la Procréation médicalement assistée (PMA) et la Gestation pour autrui (GPA), la procréation devient production. Plus terrifiant encore, la perspective de l’homme artificiel, intégralement conçu et développé hors du sein maternel à partir de gamètes fabriqués par l’homme se rapproche. Ce qui n’était que fiction il y a quelques années encore est à l’étude dans certains laboratoires… Fantasme ? Intox ? Les faits sont là, évidents.

Ce hors-série explique les faits, présente chacune de ces techniques et c’est au terme d’une enquête précise sur les procédés mis en œuvre sur l’embryon que se pose la question de la nature de celui-ci. C’est la réponse que l’on apporte à cette question qui permet ensuite de poser un jugement moral sur des pratiques telles que la PMA, le clonage ou la GPA : l’exigence de progrès ou la liberté ne peuvent être les seuls paramètres pris en compte dans la réflexion éthique en général, bioéthique en l’occurrence. Au fond, la question centrale est la suivante : l’embryon est-il une personne ? La réponse revêt plusieurs facettes distinctes mais complémentaires. S’attellent donc à la question un scientifique, un juriste, un philosophe et un théologien. Avec le mode de procéder qui leur est propre, ils nous apprennent à nous défaire du matérialisme et de l’utilitarisme qui, in fine, justifient l’utilisation du vivant.

Des pistes de réponse à l’homme moderne

Suffit-il de savoir que l’embryon est bien une personne humaine pour répondre à l’orgueil et bien souvent à la souffrance de l’homme moderne ? Que dire au scientifique persuadé que des recherches sur l’embryon lui permettront de faire des découvertes qui aboutiront à un remède efficace à telle ou telle pathologie ? Que dire aux parents qui souffrent d’une maladie grave et voudraient éviter que leur enfant en souffre également, quitte à opérer un tri entre plusieurs embryons ? Que dire à la mère qui porte un enfant handicapé et qui pense qu’elle n’aura pas la force de faire face à cette épreuve ? Ce hors-série veut offrir quelques pistes de réponse à ces problèmes concrets, ces souffrances réelles qui sont autant de prétextes aux bouleversements politiques que nous connaissons : protéger l’embryon est non seulement possible mais surtout profondément conforme à notre nature d’animaux à la fois raisonnables et politiques. Une réponse fouillée à l’urgence bioéthique du XXIe siècle et accessible à tous !

Pour commander ce numéro de 64 pages, réunissant les meilleurs spécialistes, aussi bien scientifiques, philosophes, médecins que théologiens, il suffit de se rendre à cette page de notre boutique en ligne (paiement sécurisé).

Pour connaître nos autres hors série, n’hésitez pas à visiter notre boutique en ligne (paiement sécurisé)

Ce contenu pourrait vous intéresser

Société

Pas de culture chrétienne sans Dieu

L’Essentiel de Joël Hautebert | De multiples motivations et intentions expliquent un regain de revendication de la culture française et chrétienne. Mais on ne peut vouloir une civilisation chrétienne en évacuant son fondement, Dieu, dans le mystère de la Sainte Trinité.

+

culture chrétienne
Société

Europe : les chrétiens sont-ils en danger ?

Entretien | Fin décembre, le Centre européen pour le Droit et la Justice (ECLJ) a publié un rapport alarmant sur la haine antichrétienne en Europe. Son auteur, Thibault van den Bossche, dresse ici un état des lieux alarmant et préconise essentiellement des moyens d’action inscrits dans le système juridique européen.

+

haine anti chrétien
SociétéÉducation

Automne 1992 : un printemps pour l’école Saint-Dominique

En ce temps de la Nativité, je voudrais vous raconter l’histoire de la naissance de l’école Saint-Dominique du Pecq. En 1992, il y avait quelques dizaines de ces écoles hors contrat. Il y en a 2 600 aujourd’hui. Cette réalité doit être connue et soutenue par tous les moyens possibles. C’est le combat que nous menons chaque jour à la Fondation pour l’école. Bonne lecture !

+

école saint-dominique
Société

Clarification sur la labellisation des médias

C’est logique ! de François-Marie Portes | À l’heure où la « labellisation » des médias s’impose dans le débat public, la distinction entre information et opinion est souvent invoquée comme une évidence. Or cette séparation est plus fragile qu’il n’y paraît : toutes deux relèvent du même ordre du discours et ne se distinguent que par leur rapport à la preuve et à la certitude.

+

label médias