En 2026, douze cérémonies de béatifications auront lieu, dont huit pour des martyrs.
Quelles seront les prochaines figures élevées sur les autels ? L’an dernier, le pape Léon XIV a proclamé douze bienheureux, et l’année 2026 s’annonce à nouveau riche en béatifications, avec plusieurs cérémonies programmées dans les mois à venir. De l’Europe à l’Asie, de l’Amérique latine aux États-Unis, cette série de célébrations dessine une véritable cartographie mondiale de la sainteté, à l’heure où l’Église connaît une expansion missionnaire d’une ampleur inédite sur tous les continents. Derrière cette diversité géographique, un trait commun se dégage toutefois avec netteté : la place prépondérante des martyrs, témoins d’une Église toujours durement éprouvée. Ainsi, sur les douze cérémonies de béatifications annoncées pour cette année, huit concernent des martyrs. Le XXᵉ siècle, marqué par les régimes totalitaires, en a fourni de vastes contingents, à l’instar du père Jan Świerc et de ses huit compagnons, salésiens de Don Bosco exécutés dans les camps nazis d’Auschwitz et de Dachau, des abbés Elia Comini, Ubaldo Marchioni et Martino Capelli, également victimes de la barbarie nazie, ou encore des prêtres tchèques Jan Bula et Václav Drbola, exécutés sous le régime communiste au début des années 1950. Léon XIV, né aux États-Unis, aura à cœur de voir aboutir, le 31 octobre, la béatification du père Pedro de Corpa et de ses compagnons, franciscains espagnols martyrisés au XVIe siècle, à l’époque de l’évangélisation du sud des États-Unis. Comme nous l’avions annoncé dans le numéro du 21 mars, Mgr Fulton Sheen, grand prédicateur américain et pionnier des nouveaux moyens de télécommunications, connaîtra les mêmes honneurs le 24 septembre prochain, à Saint-Louis (Missouri). Plus proche de nous figure le père Nazareno Lanciotti, missionnaire italien tué en 2001 dans l’attaque de son presbytère, après trente années de mission dans la très pauvre municipalité de Jauru, au cœur du Brésil. Son inlassable travail d’apôtre, en particulier auprès des plus jeunes, pour lesquels il avait créé une école primaire et un petit séminaire ayant donné au diocèse ses dix premières vocations locales, lui avait valu l’inimitié des trafiquants de drogue et des criminels qui puisaient précisément dans la jeunesse pour alimenter leurs réseaux. Un peu plus au sud, enArgentine, c’est un homme d’affaires et grand promoteur de la doctrine sociale de l’Église, Enrique Ernesto Shaw, dont un miracle obtenu par son intercession a été reconnu récemment par le Pape, qui devrait être prochainement…






