Des paradoxes pour mieux comprendre la réalité naturelle et surnaturelle

Publié le 20 Mar 2023

L’Histoire, autrement dit le passé et le présent, détermine en partie notre mode de vie ; les grands principes biologiques et la génétique aussi. Pourtant, ce monde évolue malgré nous par la transformation : la chenille devient papillon, l’enfant devient homme ou femme. Et ce phénomène de changement se déroule selon des lois qui peuvent paraître statiques, mais ne le sont nullement. Depuis que le Créateur de l’univers nous a fait entrevoir son œuvre prodigieuse, il nous laisse deviner ce qui se cache derrière ces paradoxes qui nous enseignent la réalité naturelle et surnaturelle. Aux noces de Cana, la transformation de l’eau en vin ne se termine pas seulement comme une happy end pour un petit problème d’intendance. L’eau changée en vin doit être comprise de façon surnaturelle. Nos âmes sont comparables par la nature à la substance de l’eau et, au contact de la volonté divine, elles peuvent, par la présence du Fils de Dieu, devenir comme le vin, ayant été fermentées par les épreuves de la vie. Même les Psaumes vantent ce vin qui « réjouit le cœur de l’homme », autrement dit, la jubilation de nos âmes au contact de Dieu. Les images et les métaphores de l’Évangile ne s’arrêtent pas là. Au moment de la Transfiguration, les apôtres sont terrassés par une lumière aveuglante émanant de la personne de Jésus : « Son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. » Ils le voient autrement qu’en homme, ils l’aperçoivent déjà dans sa gloire de Fils de Dieu. Moïse, la Loi, et Élie, le prophète, l’entourent. Enfin, la voix de Dieu invisible tonne : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé […]. Écoutez-le ! » Rien ne manque dans cette scène pour nous apprendre, comme à Pierre, Jacques et Jean, à nous laisser transformer profondément par la présence de Dieu. Enfin, le constat le plus spectaculaire reste l’institution de l’Eucharistie. Le pain et le vin du repas pascal des juifs subissent une transsubstantiation, pour devenir le corps et le sang du Sauveur qui meurt sur la Croix. Cet exemple veut nous unir au divin sacrifice en nous accordant une présence réelle à perpétuité. La religion catholique nous prépare à une transformation à tous les niveaux. Elle ne nous permet pas de posséder la vérité mais, paradoxalement, de la voir en action à travers les êtres et les choses. Le phénomène du paradoxe change de sens. D’objectives, statiques ou rigides, les lois de Dieu…

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Judith Cabaud

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