Une atteinte grave au plan de Dieu

Publié le 07 Nov 2012
Une atteinte grave au plan de Dieu L'Homme Nouveau

Réalise-t-on assez que Jésus-Christ lui-même ne s’est pas cru autorisé à nous donner un enseignement nouveau sur le fondement du mariage ? Dans l’évangile selon st Marc, il rappelle seulement ce que fit son Père en créant l’humanité : « dès l’origine de la création, Il les fit homme et femme (altérité sexuelle). À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère (qui l’ont conçu), pour s’attacher à sa femme (avec laquelle il concevra), et les deux ne feront qu’une seule chair ». Et ainsi fut la naissance de la famille humaine…

Ce que Jésus rappelle là est la conséquence logique des paroles prononcées dans la Genèse sur Adam et Eve. On y lit que Dieu, dès le début de l’humanité, après avoir fait l’homme et la femme à son image (amour-communion trinitaire), les bénit et leur dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre… ». Le lien indissoluble du mariage primordial du premier homme et de la première femme est ici dans l’affirmation divine : « ils ne feront qu’une seule chair ». Ce lien indissoluble ne doit pas être vu comme une chaîne, laquelle serait insupportable à la longue, mais comme une communion de corps et d’esprit, construisant le couple, ouvrant sur la vie et favorisant un attachement de plus en plus grand l’un envers l’autre jusqu’à la mort.

La bénédiction de Dieu est donc liée à la fécondité avec, comme finalité, que l’espèce humaine perdure naturellement, ce qui ne veut pas dire que les gens mariés ne doivent avoir des relations conjugales qu’en vue d’avoir des enfants.

Il y a ainsi dans le récit de la Genèse, un lien direct pour Dieu entre bénir et donner la vie. C’est pourquoi Vatican II dit que Dieu lui-même est l’auteur du mariage. Jésus le rappelle dans l’évangile de Marc : « Eh bien ! Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ». C’est un fait profondément inscrit dans la nature même de l’être humain, ce n’est pas une structure inventée par la société.

C’est pourquoi, nul gouvernement, ni aucunes institutions sociales et politiques d’aucun pays du monde ne peuvent s’arroger le droit de conférer le mariage à une union qui est stérile par nature, puisque nos institutions ont pour but de soutenir, de protéger, et de faire perpétuer l’existence de la personne humaine. Là où cette loi a été votée, elle reste totalement arbitraire et illicite, puisqu’elle soutient institutionnellement une conception artificielle de la procréation de l’espèce humaine. Le mariage est la base et le fondement même de toute la théologie de l’Alliance entre Dieu et l’humanité. On parle d’égalité des droits, mais cette égalité oblige seulement l’État à traiter de la même manière ceux qui sont dans des situations identiques.

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