Education : l’école doit être au service des familles

Publié le 19 Sep 2023
école directeurs Attal

Le directeur d'école a un rôle central et est un soutien pour les professeurs. Visite d'une école dans le Var, novembre 2022.

Michel Valadier, directeur général de la Fondation pour l’école, commente le décret pris en août  par le nouveau ministre de l’Éducation nationale, concernant les directeurs d’école primaire. Il souligne l’importance pour eux d’avoir la responsabilité entière du personnel et des orientations générales d’un établissement, pour pouvoir agir pour le bien commun des enfants, des familles et des professeurs. Entretien.

 

Vous avez récemment salué dans la presse le décret du 14 août dernier attribuant davantage d’autorité aux directeurs des écoles primaires publiques. Quelles sont les principales avancées dans ce domaine pour cette rentrée ?

  Ce décret porte sur les « dispositions relatives aux missions du directeur d’école primaire ». Il est très important car, s’il reprend en partie un décret de 1989, il présente plusieurs évolutions qui vont dans le bon sens. En effet, désormais, le directeur «a autorité sur l’ensemble des personnes présentes dans l’école pendant le temps scolaire […] pour la bonne marche de l’école ». C’est une affirmation claire : le directeur d’école publique est appelé à diriger toutes les personnes qui travaillent dans son école, y compris les professeurs, ce qui est nouveau. Un pas est franchi pour aller vers la création d’un vrai corps de directeurs dans le primaire, alors qu’actuellement ces directeurs sont choisis parmi les professeurs et bénéficient d’une décharge d’heures de cours plus ou moins importante en fonction de la taille de l’école. De ce fait, beaucoup d’entre eux faisaient jusqu’ici de la gestion et de la simple coordination – ce qui n’est pas négligeable – mais n’avaient pas le temps et parfois pas le goût ou la force d’aller plus loin, c’est-à-dire de donner une direction, partager une vision commune, suivre et encourager le personnel, le recadrer aussi. Bref : être un chef qui dirige. Ceci n’a d’ailleurs pas été sans réactions de la part de certains professeurs des écoles ; ses détracteurs accusent même le gouvernement d’avoir « abattu la petite république des professeurs voulue par Jules Ferry » en mettant à la tête de l’école un chef, ce qui serait «contraire au fonctionnement démocratique voulu par les pères fondateurs » …

Les directeurs sont-ils les seuls mentionnés dans ce décret pour l’exercice de l’autorité auprès des enfants ?

  Non, le deuxième point significatif de ce décret, pourtant passé presque inaperçu, est la place des parents qui est un peu mieux reconnue : « Le directeur organise l’accueil et la surveillance des élèves ainsi que le…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Maitena Urbistondoy

Maitena Urbistondoy

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéLectures

L’islam des Lumières existe-t-il ?

Dans son dernier ouvrage paru, L’Islam des Lumières. Histoire de l’humanisme musulman (VIIe-XXIe siècle), Olivier Hanne brosse un vaste panorama de l'islam, en montrant que comme religion et comme civilisation il recouvre des courants de pensée nombreux et variés. Mais sa démonstration quand à la possibilité d'un islam libéral semble échouer devant l'Histoire.

+

islam des lumières coran
SociétéFin de vie

De la situation faite à la mort en temps nihiliste

L’Essentiel de Thibaud Collin | Dans notre société libérale, la mort est devenue incompréhensible. Échec impossible à envisager pour ceux qui divinisent la liberté et croient à l'autonomie complète de l'homme, elle est donc invisibilisée et l'euthanasie et le suicide assisté ne représentent que les tentatives illusoires de contrôler sa destinée jusqu'au bout.

+

mort nihilisme fin de vie euthanasie suicide assisté
SociétéLéon XIV

Léon XIV en France : La France face au Pape

Spécial venue du Pape en France | Alors qu'elle s'enfonce dans le nihilisme avec des lois de plus en plus antichrétiennes, la France accueille le Pape en grand pompe. Réaction Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, co-auteur d’une tribune intitulée « Léon XIV en France : le piège de l’instrumentalisation » et parue dans le JDD début juin.

+

fin de vie tribune le menée français france pape Léon XIV