Transgenrisme (2/4) : Les autorités et le corps médical vont-ils enfin ouvrir les yeux ?

Publié le 15 Mai 2026
transgenrisme médiale

Les questionnements de l’adolescence sont devenus un droit à l’auto-détermination.

DOSSIER n° 1855 : « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? »
En France, le droit à l’auto-détermination de genre a fini par s’imposer, que ce soit dans le domaine médical ou juridique. Et la récente note de cadrage de la Haute Autorité de Santé ne laisse pas espérer une meilleure prise en charge des mineurs dits en « questionnement de genre », alors que de nouvelles études internationales prouvent scientifiquement le caractère inutile, voire nocif, des démarches « trans-affirmatives ».

  Parmi les controverses qui agitent l’Occident, celle de la prise en charge du « questionnement de genre » chez l’enfant et l’adolescent suscite des débats âpres, allant jusqu’à l’affrontement verbal et même l’intimidation et l’usage de pressions (1).

Un mal-être

Par « questionnement de genre », on entend la difficulté formulée par un enfant ou un adolescent à vivre sereinement son identité sexuée de fille ou de garçon. Il s’agit d’enfants dont le sexe a été constaté sans difficulté à la naissance ou même plus tôt in utero, ces enfants ne souffrant pas d’anomalie des organes génitaux. Au cours de leur enfance ou de leur adolescence, ils ont fait part d’un mal-être vis-à-vis de leur identité sexuée. En France, leur nombre est difficile à apprécier, aucun chiffre officiel n’ayant été publié. Mais même si ce questionnement touche un petit nombre de sujets, il est largement médiatisé et relayé, en particulier au sein de la sphère scolaire.  En septembre 2021, le ministre de l’Éducation nationale a adressé à l’enseignement public une circulaire « pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire » (2). Il y soutenait la thèse de l’existence d’une identité de genre qui serait « propre à chaque individu et à son ressenti intime » (3) et de la possibilité d’une opposition innée et irréfragable entre ce genre et le sexe biologique.

Les conventions

Cette acception du mot « genre » est tout à fait récente. Selon François Rastier, docteur en linguistique,

« Dans toutes les sociétés, les différences de sexe sont sémiotisées par des conventions qui touchent le vêtement, la coiffure, les comportements. On peut désigner l’ensemble de ces conventions par le terme de « genre » (ou gender comme jadis dans l’Angleterre victorienne), pour éviter toute mention du sexe, comme si le genre était…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Olivia Sarton | Directrice juridique de « Juristes pour l’enfance » 

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéFin de vie

De la situation faite à la mort en temps nihiliste

L’Essentiel de Thibaud Collin | Dans notre société libérale, la mort est devenue incompréhensible. Échec impossible à envisager pour ceux qui divinisent la liberté et croient à l'autonomie complète de l'homme, elle est donc invisibilisée et l'euthanasie et le suicide assisté ne représentent que les tentatives illusoires de contrôler sa destinée jusqu'au bout.

+

mort nihilisme fin de vie euthanasie suicide assisté
SociétéLéon XIV

Léon XIV en France : La France face au Pape

Spécial venue du Pape en France | Alors qu'elle s'enfonce dans le nihilisme avec des lois de plus en plus antichrétiennes, la France accueille le Pape en grand pompe. Réaction Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, co-auteur d’une tribune intitulée « Léon XIV en France : le piège de l’instrumentalisation » et parue dans le JDD début juin.

+

fin de vie tribune le menée français france pape Léon XIV
SociétéFin de vie

Le Conseil constitutionnel, acteur de la post-démocratie

Alors que le Conseil constitutionnel a validé, le 14 août dernier, la loi sur l’euthanasie, Guillaume Bernard, historien du droit et des institutions, montre que cette instance, loin de se borner à garantir le respect de la Constitution, participe d'un phénomène plus vaste que le sociologue britannique Colin Crouch a nommé la « post-démocratie ».

+

conseil constitutionnel
Société

Les maux de la jeunesse contemporaine

L’Essentiel de Thibaud Collin | Jeune auteur, Pierre Valentin vient de publier chez Gallimard Malaise dans la génération Z, un essai pénétrant sur la santé mentale des jeunes, qui mérite à la fois d'être pris en compte et d'être complété afin de trouver les voies pour sortir de la grande dépression générationnelle.

+

maux de la jeunesse jeune