Transgenrisme (1/4) : Une révolution en marche

Publié le 13 Mai 2026
transgenrisme

(Ross Burgess, CC BY-SA 4.0)

DOSSIER n° 1855 : « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? »
L’idée de changer de sexe ne date pas d’hier, mais sa mise en application sociale, politique, voire anthropologique est une réalité désormais à la portée de tous. À l’école ou en compétition sportive, dans les lois et les cliniques, le mouvement a pris une ampleur inédite, au niveau mondial. Et quoiqu’on perçoive la montée d’une saine opposition, le combat reste prégnant.

  Quelques jours après la décision de la Cour suprême des États-Unis de légaliser le mariage homosexuel en 2015 – concession ultime, disait-on, aux personnes de même sexe qui s’aiment –, la presse américaine commençait déjà à multiplier les articles d’activistes réclamant des droits pour les transgenres. On comprenait que les revendications « gay » n’étaient qu’une étape dans la déconstruction de l’identité humaine sexuée : elle avance pas à pas pour imposer une nouvelle anthropologie qui contredit frontalement le plan de Dieu : « Homme et femme, il les créa. » Les « droits trans » s’inscrivent dans la liste des transgressions de la loi divine, qu’il ne s’agit plus simplement de violer mais d’abolir.

Casser la famille

Pour comprendre, il faut aller à la racine. Depuis que l’homme est homme, l’organisation familiale de la société obéit peu ou prou à une règle : c’est de l’union d’un homme et d’une femme, attachés l’un à l’autre par une alliance matrimoniale stable, que doivent naître les nouveaux hommes et les nouvelles femmes, égaux en humanité et complémentaires dans leurs rôles, reflétant ainsi la réalité de Dieu-Trinité, qui est amour. Et dont le premier commandement à l’humanité fut de croître et de multiplier. Casser ce cadre permet de réaliser la révolution fondamentale en atteignant l’homme en plein cœur. Une volonté manifeste dans la révolution marxiste : Engels ne réclamait-il pas la destruction de la famille fondée sur l’union monogame ? On l’a compris avec l’arrivée de Lénine au pouvoir en Russie : la révolution sexuelle était centrale dans son plan de révolte contre l’ordre établi. C’est la révolution bolchevique qui a promu l’homosexualité dès avant 1920. Comme le disait la Roumaine Anca Maria Cernea dans une conférence à Rome lors du Synode sur la famille en 2016, « Il y a ensuite une continuité depuis Lénine jusqu’à l’école de Francfort initiée par Lénine lui-même, avec Georg Lukács et Willi Münzenberg, le chef du Komintern. Ce dernier est réputé avoir dit : “Nous…

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Jeanne Smits

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