Année jubilaire Pauline Jaricot

Publié le 10 Jan 2012
 Année jubilaire Pauline Jaricot L'Homme Nouveau

Hier s’est tenu à Sainte-Foy-les-Lyon un colloque international consacré à la belle figure de Pauline Jaricot. Il y a 150 ans, en effet, mourait cette Lyonnaise qui, dans une France sortant du choc de la Révolution, consacra sa vie au service des pauvres et à la prière. Elle fut surtout à l’origine de la Propagation de la Foi (aujourd’hui l’une des quatre Œuvres Pontificales Missionnaires), ainsi que du « Rosaire vivant ».

Pauline est née le 22 juillet 1799 et son père la fit baptiser par un prêtre réfractaire plutôt que par le curé de la paroisse de Saint-Nizier qui était un prêtre jureur. Jeune fille, elle prend conscience de la vanité de sa vie en entendant un sermon. Elle se confesse et abandonne toute mise extérieure, faisant vœu privé de chasteté. En 1817, elle lance un groupe informel : « Les Réparatrices du Cœur de Jésus méconnu et méprisé ».

En apprenant par son frère séminariste les difficultés rencontrées par les Missions étrangères de Paris, elle crée une association où chacun s’engage à donner un sou par semaine pour la propagation de la foi. En 1822, cette association prend son nom définitif. Dévote de sainte Philomène, Pauline est miraculeusement guérie par l’intercession de celle-ci lors d’un pèlerinage sur son tombeau. Elle obtient alors du pape Grégoire XVI la reconnaissance de la Propagation de la foi.

Mais celle-ci n’est pas sa seule œuvre. En 1826, Pauline a l’idée 

d’organiser des groupes de 15 personnes correspondant au nombre de dizaines de Je vous salue Marie

 à réciter dans la prière du Rosaire. Le but poursuivi est d’inviter à redécouvrir l’Évangile en confiant à chacun un mystère. Chaque groupe se retrouve une fois par mois, pour tirer au sort les mystères que chacun devra méditer au cours du même mois.

Malgré son dévouement, Pauline meurt dans l’indigence et l’abandon le 9 janvier 1862, après une vie de souffrances physiques et morales. 

Pie XI érige, le 3 mai 1922, la Propagation de la foi en Œuvre Pontificale, et la direction est transférée à Rome. En 1926, pour la première fois, toute l’Eglise est appelée à célébrer le dimanche de la mission universelle, l’avant-dernier dimanche du mois d’octobre. Le 18 juin 1930, Pie XI signe le décret officiel d’introduction de la cause de Pauline Jaricot en vue de sa béatification. L’exhumation du corps a lieu le 13 février 1935 et les restes sont déposés dans l’église de Saint-Nizier, à Lyon. Le 25 février 1963, Jean XXIII proclame Pauline « vénérable ».

Pour l’Année Pauline Jaricot qui vient de s’ouvrir, le Saint-Père a accordé une indulgence plénière dont on trouvera le texte ICI.

Ce contenu pourrait vous intéresser

A la uneEgliseLiturgie

Pour la liberté entière de la liturgie traditionnelle, en vue du redressement de l’Église

Jean-Pierre Maugendre, Directeur général de Renaissance catholique, propose une campagne internationale pour la liberté entière de la liturgie traditionnelle. Malgré la déchristianisation croissante de la société et la crise de l'Église, il rappelle que celle-ci peut renaître par le biais de la liturgie traditionnelle, dont la sûreté doctrinale et la transcendance ont sanctifié ceux qui nous ont précédés pendant des siècles, et contribuent encore à de nombreuses conversions. À condition de lui redonner une liberté pleine et entière, et non pas seulement une tolérance restrictive. 

+

liturgie traditionnelle
ChroniquesEgliseLiturgie

La Pause liturgique : Sanctus 5, Messe Magnæ Deus potentiæ (Mémoires des Saints)

Ce Sanctus du 4e mode a quelque chose de mystique et de majestueux, dans sa simplicité. Il alterne heureusement les formules neumatiques et les passages syllabiques, les progressions par degrés conjoints et les intervalles de tierce, de quarte ou même de quinte, les élans vers l’aigu et les détentes vers le grave. Ce Sanctus a la particularité de n’être représenté que par une seule source manuscrite, allemande, datée de la toute fin du XIIe siècle.

+

sanctus
A la uneEgliseLiturgie

Confirmation : La chrismation chez les Orientaux (3/3)

Dossier : « Quelle place faut-il donner à la confirmation ? » 3/3 | Le sacrement de confirmation est conféré d’une façon bien différente dans les rites orientaux où il est n’est pas séparé du baptême. La cérémonie, proche de ce qui se faisait en Occident aux premiers siècles, revêt donc une forme spécifique et est accompagnée de prières faisant abondamment référence au baptême du Christ.

+

chrismation confirmation