Au quotidien n°253 : la tentation de revenir en arrière ».

Publié le 22 Sep 2021
Au quotidien n°253 : la tentation de revenir en arrière ». L'Homme Nouveau

A en croire le quotidien La Croix, le pape François a dénoncé lors de son voyage en Slovaquie « la tentation de revenir en arrière ». Des propos qu’il aurait tenu devant les jésuites présents dans ce pays et par lesquels ils visaient la célébration de la messe de saint Pie V (ex-forme extraordinaire) mais aussi le refus de la pastorale développée selon Amoris laetitia à propos des divorcés-remariés ou la non acceptation des couples homosexuels. Les propos du pape François ont été publiés très officiellement dans La Civilta Cattolica du mardi 21 septembre.

« C’est une idéologie qui colonise les esprits, affirme François. Il s’agit d’une forme de colonisation idéologique. Ce n’est pas vraiment un problème universel, mais plutôt spécifique aux églises de certains pays. » Le pape estime notamment que cette volonté de « revenir en arrière » s’explique par une « peur » de la liberté. « Dans un monde tellement conditionné par les addictions et la virtualité, nous avons peur d’être libres. (…) C’est pourquoi aujourd’hui des gens se tournent vers le passé : pour chercher la sécurité. » En développant sa réflexion, François fait explicitement référence à la célébration de la messe en forme préconciliaire. Une pratique qu’il a très fortement restreinte en juillet, à travers le motu proprio Traditionis Custodes. « Nous avons peur de célébrer devant le peuple de Dieu qui nous regarde en face et nous dit la vérité. » « Désormais, ceux qui veulent célébrer avec le vetus ordo doivent demander la permission à Rome, comme cela se fait pour le biritualisme », poursuit François. Au fil de cet entretien, le pape se montre particulièrement inquiet du fait que des jeunes prêtres puissent « un mois après l’ordination » aller voir leur évêque pour célébrer dans l’ancien rite. « C’est un phénomène qui indique que nous sommes en train de régresser », affirme le pape. (…)

Mais cette peur de la liberté se traduit aussi, pour François, dans le domaine familial. « Cela nous effraie de nous lancer dans des expériences pastorales, explique le pape. Je pense au travail qui a été fait – le père Spadaro était présent – au Synode sur la famille pour faire comprendre que les couples en seconde union ne sont pas déjà condamnés à l’enfer. Cela nous effraie d’accompagner des personnes qui ont une diversité sexuelle. » Le pape considère ainsi que « le mal de cette époque » est de « chercher la voie dans la rigidité et le cléricalisme ». « Deux perversions », assène le pape. (…) e pape juge également que « l’idéologie du genre (…) est certainement dangereuse ». Mais qu’elle est toutefois « sans rapport avec la question de l’homosexualité ». « S’il y a un couple homosexuel, nous pouvons effectuer un travail pastoral avec eux, avancer dans la rencontre avec le Christ. »

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