Au quotidien n°346 : la loi scoute victime collatérale du Rapport Sauvé ?

Publié le 22 Fév 2022
Au quotidien n°346 : la loi scoute victime collatérale du Rapport Sauvé ? L'Homme Nouveau

Des parents de membres de deux associations de scoutisme classique s’inquièteraient de certains articles de la loi scoute qui iraient contre le respect de la conscience et pourraient ouvrir la voie aux abus, y compris sexuels. La Croix (22 février 2022) s’en fait l’écho. Etrangement, cette inquiétude parentale ne va pas jusqu’à retirer leurs enfants des associations en question…

Louveteaux, louvettes ou jeannettes, scouts et guides, aînés, chefs ou cheftaines des Scouts unitaires de France (SUF) ou des Guides et Scouts d’Europe (AGSE), ils ont formé le vœu d’être fidèles à leur promesse et d’observer la loi scoute. Mais comment entendre aujourd’hui certains de ses articles – notamment, « le louveteau écoute le vieux loup, le louveteau ne s’écoute pas lui-même » et « le scout obéit sans réplique (…) » – après les révélations sur les abus sexuels commis, ces dernières décennies, dans l’Église catholique ?

S’ils demeurent très minoritaires, des parents d’enfants et d’adolescents inscrits au sein de ces mouvements veulent, aujourd’hui, dire leur malaise. Plusieurs épinglent la pertinence de principes qu’ils jugent contradictoires avec les recommandations du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), publié début octobre 2021. Au premier chef desquels figure la recommandation n° 6, qui exhorte à enseigner « en toute forme de catéchèse » – et en particulier auprès des « plus jeunes » – « l’exercice de la conscience critique en toutes circonstances ».

(…)

Ces interpellations ont-elles ouvert des chantiers de réflexion, en interne, au sein des deux organisations ? Aux échelons nationaux, les responsables AGSE et SUF assurent n’avoir pas eu de remontées directes de parents. Mais sans envisager une révision de la loi en vigueur depuis leur fondation, en 1958 et en 1971– et contrairement à la démarche déjà effectuée chez les Scouts et Guides de France –, ils réfléchissent aux moyens, « nécessaires », d’en réexpliquer le sens.

(…)

Quels garde-fous, dès lors, pour prévenir tout risque de dérives ? Au-delà de leurs dispositifs dédiés – commissions spécialisées, sensibilisation auprès des responsables… –, « l’autorité des chefs est bornée. Elle ne doit s’exercer que dans un cadre très précis, réexpliqué lors des formations. Nous sommes très vigilants sur cela », rappelle Luc de Coligny, non sans constater que « la génération des 18-25 ans, ouverte à la libération de la parole, est aussi bien plus intransigeante aujourd’hui sur la question des abus ».

Ce contenu pourrait vous intéresser

SociétéBioéthique

Transgenrisme (3/4) : Soigner à la française les mineurs tourmentés

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | Christian Flavigny, pédopsychiatre français, a vu venir de loin ce mouvement d’embrasement de la théorie du Genre et s’attache, depuis 2012, à en contrer les ravages chez les mineurs. La manifestation de ce qu’on appelle « dysphorie de Genre », chez l’enfant, est un tourment auquel la psychologie, telle qu’elle est pratiquée en France, peut et doit apporter son aide.

+

transgenrisme genre mineur
SociétéBioéthique

Transgenrisme (2/4) : Les autorités et le corps médical vont-ils enfin ouvrir les yeux ?

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | En France, le droit à l’auto-détermination de genre a fini par s'imposer, que ce soit dans le domaine médical ou juridique. Et la récente note de cadrage de la Haute Autorité de Santé ne laisse pas espérer une meilleure prise en charge des mineurs dits en « questionnement de genre », alors que de nouvelles études internationales prouvent scientifiquement le caractère inutile, voire nocif, des démarches « trans-affirmatives ».

+

transgenrisme médiale
SociétéBioéthique

Transgenrisme (1/4) : Une révolution en marche

DOSSIER n° 1855 « Transgenrisme : quel avenir pour nos enfants ? » | L’idée de changer de sexe ne date pas d’hier, mais sa mise en application sociale, politique, voire anthropologique est une réalité désormais à la portée de tous. À l’école ou en compétition sportive, dans les lois et les cliniques, le mouvement a pris une ampleur inédite, au niveau mondial. Et quoiqu’on perçoive la montée d’une saine opposition, le combat reste prégnant.

+

transgenrisme
ChroniquesSociété

La « Nouvelle France » : concept ou création ?

C’est logique ! de François-Marie Portes | Les récentes élections municipales ont laissé penser qu'émergerait une « Nouvelle France » portée par le parti de Jean-Luc Mélenchon. Que révèle cette notion et surtout quelle logique démontre-t-elle ? En utilisant des termes flous, ne cherche-t-on pas à rassembler autour d'un réel « fabriqué » ?

+

nouvelle france