Au quotidien n°87

Publié le 10 Nov 2020
Au quotidien n°87 L'Homme Nouveau

Alors même que le résultat définitif des élections américaines n’a pas été proclamé officiellement, elle est présentée comme la nouvelle – et première – vice-présidente des Etats-Unis d’Amérique. Elle ? Kamala Harris. Bien que favorable à l’avortement, Joe Biden est présenté, pour sa part, comme le deuxième président de confession catholique. Et Harris, à quelle confession appartient-elle ? La Croix (09/11/2020) a consacré un article à ce sujet.

L’église qu’elle fréquente aujourd’hui est une église baptiste de San Francisco, en Californie, dont le pasteur, le révérend Amos C. Brown, milite pour les droits civiques des minorités. Harris participe « depuis des années » à la vie de son église, a confirmé le pasteur au magazine chrétien américain Sojourners ; à ses yeux, elle incarne le verset « la foi sans les œuvres est morte » (Jacques 2,26). (…)

Kamala Harris dit avoir grandi avec une ouverture à l’interreligieux, dans une famille multiconfessionnelle : sa mère, Shyamala Gopalan Harris (décédée en 2009), était d’origine indienne et hindoue – ayant immigré depuis Chennai (Madras), dans le Tamil Nadu – ; son père, Donald Harris, est un baptiste noir de la Jamaïque.

Lors de voyages en Inde, affirme-t-elle encore, sa mère l’emmenait participer à des offrandes dans des temples hindous. Rituels auxquels elle se prête encore, semble-t-il : en 2010, lorsqu’elle était candidate pour devenir procureur général de Californie, « Harris avait appelé sa tante Sarala Gopalan à Chennai et lui avait demandé de casser des noix de coco pour la bonne chance dans un temple hindou surplombant la plage de Besant Nagar où elle marchait avec son grand-père, a rapporté le New York Times. La tante a aligné 108 noix de coco – un nombre de bon augure dans l’hindouisme – pour être brisées. »

Cette ouverture à l’interreligieux s’est encore accrue avec son mariage : son mari, Doug, est juif et Kamala Harris aime partager avec lui les traditions et les célébrations juives. « De toutes ces traditions, j’ai appris que la foi s’exprime dans la prière mais aussi dans sa façon de vivre, de travailler et de poursuivre ses appels respectifs. »

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociétéÉducation

Le masculinisme (1/4) : Mythe ou réalité ?

DOSSIER « Le masculin au risque de la postmodernité » | Opinion ou idéologie, simple mythe ou dangereuse réalité, le masculinisme agite désormais la classe socio-politique et certains dénoncent « une idéologie structurée, organisée, offensive ». Mais il s'agit d'une nébuleuse bien plus complexe, où l'on peut apercevoir les racines du mal.

+

masculinisme
À la uneÉgliseSociété

Exorcismes : il est urgent d’informer les évêques et les séminaristes

Entretien | Le 13 mars dernier, le pape Léon XIV a reçu en audience privée les responsables de l’Association internationale des exorcistes (AIE). L’abbé Henri Forestier, exorciste du diocèse de Fréjus-Toulon, évoque leurs recommandations et leurs préoccupations, dans un monde en proie à un foisonnement de l’occultisme, mais aussi de scandales liés à des pratiques d’exorcisme malvenues voire nocives.

+

Exorcisme
SociétéHistoire

La violence, moyen politique ?

L’Essentiel de Joël Hautebert | Le décès du jeune Quentin, le 14 février dernier, a rappelé que la violence peut se développer dans la sphère politique. La Jeune Garde, héritière des mouvements révolutionnaires marxistes-léninistes, prône les mêmes méthodes d'action, s'appuyant sur la force physique. Pour certains, les coups sont le seul moyen d'avoir le sentiment d'agir de manière visible.

+

jeune garde violence politique
Société

Villages Saint-Joseph : accueillir pour redonner confiance

Initiatives chrétiennes | Nés de l'initiative d'un couple, les Villages Saint-Joseph accueillent depuis 1998 des personnes malmenées par la vie, afin de leur offrir une vie de famille et l'opportunité de se reconstruire grâce à une vie structurée autour du travail et de la spiritualité. Des lieux essentiels dans une société qui abîme les personnes et contribue à la destruction les liens sociaux et familiaux. Entretien avec Franck et Carline Saint-Jalmes, responsables de la maison Laudato Si.

+

villages saint-joseph laudato si maison