Carte blanche : Itzak Kadouri

Publié le 26 Avr 2026
Itzak Kadouri en 1997.

Itzak Kadouri en 1997. © By Government Press Office (Israel), CC BY-SA 3.0

> Carte blanche à Judith Cabaud

  Itzak Kadouri, de son nom de naissance Diba, est né en Irak, dans l’Empire ottoman, vers 1898, dans les environs de Bagdad. Son père était le rabbin Zeev Diba, commerçant en épices et parfums. Le jeune Itzak, qui étudia à la yeshiva juive orthodoxe, allait devenir un spécialiste de la Kabbale. D’abord rabbin comme son père, il passe trois ans en Palestine, puis émigre définitivement en Israël avant de s’installer à Jérusalem. Il approfondit son étude de la Kabbale, cette tradition orale transmise aux patriarches jusqu’à Moïse, tout en gagnant sa vie comme relieur et copieur d’ouvrages rares. Entouré d’une communauté séfarade dans Jérusalem-Ouest, il fonde une école pour former des étudiants à la lecture du Talmud et de textes anciens. Itzak mène une vie de pauvreté et de simplicité, mangeant peu, priant sur les tombes, observant strictement les préceptes de la Torah. La réputation de sa piété se répand dans la communauté : la foule le recherche pour ses bénédictions, ses prophéties, ses conseils et ses amulettes de guérison. Le pouvoir politique s’intéresse aussi à lui pour le manipuler à sa guise. Mais on le dit surtout expert dans le langage de la supplication pour la miséricorde. En 2006, à plus de 105 ans selon le calendrier hébraïque, il meurt d’une pneumonie. À ses obsèques, environ 200 000 personnes se bousculent dans les rues de Jérusalem. Mais un secret du rabbin Kadouri allait encore tenir en haleine le monde juif. Après une vie entière d’étude de la Kabbale, l’Écriture lui avait révélé la destinée finale du peuple juif : la venue du Messie, le triomphe de Dieu et de son peuple Israël. Environ cinq mois avant de mourir, Itzak laissa une note écrite de sa main et scellée dans une enveloppe, avec l’interdiction de l’ouvrir avant une année révolue après sa mort. Le jour venu, on y trouva une phrase en caractères gras contenant le nom du vrai Messie qui est Yeshoua (Jésus). Signifiant « sauveur » ce mot apparaît dans l’Ancien Testament plus de 80 fois : la présence de Jésus se retrouve donc tout au long de la Bible. C’est une des raisons pour lesquelles des rabbins prétendent que les Juifs doivent lire seulement les interprétations rabbiniques sur les textes bibliques. Car, pour la tradition juive orthodoxe, le nom de Jésus est un outrage, pratiquement impardonnable, une offense passible de la lapidation. Avant sa mort, le…

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Judith Cabaud

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