Catéchumènes et néophytes : l’enjeu de l’appel à la sainteté

Publié le 12 Mai 2026
catéchumène

© 2025 godongphoto/Shutterstock

> L’Essentiel de Joël Hautebert
Le nombre croissant de catéchumènes baptisés ces dernières années en France conduit l’Église à s’interroger sur les moyens à mettre en place pour les accompagner dans une vraie vie chrétienne. Le concile provincial d’Ile-de-France entend répondre à ce défi comme, à son niveau, le livre collectif Renaître et vivre. Comment aider les nouveaux chrétiens à persévérer ? (Artège), qui scrute de près l’articulation à trouver entre grâce divine et liberté humaine.

  Les évêques d’Ile-de-France ont convoqué l’an dernier un concile provincial sur le thème « catéchumènes et néophytes, de nouvelles perspectives pour la vie de notre Église dans nos diocèses ». Ce concile entre dans sa phase de délibération le 31 mai, jour de la fête de la Sainte Trinité. Il se conclura à l’été 2027.

Une hausse de 10 %

Rappelons que cette année, en France, plus de 13 000 adultes ont été baptisés ; ils étaient environ 4 500 en 2020. Depuis deux ans, la tranche d’âge 18-25 ans est passée devant celle des 26-40 ans. Il faut y ajouter 8 000 adolescents de 11 à 17 ans, soit une hausse de 10 % par rapport à l’an dernier. Pour bien mesurer ce phénomène, il convient de le mettre en perspective; ce que fait l’historien Guillaume Cuchet :

« En l’an 2000, il y a eu environ 400 000 baptêmes catholiques en France, tous âges confondus ; en 2023, moins de 200 000; les baptêmes des plus de 7 ans sont passés entretemps de 20 000 à 24 000 par an. Conclusion : l’Église a “perdu” 200 000 baptêmes d’un côté et elle en a “gagné” 4 006 de l’autre ou, si l’on préfère, le taux de “récupération” des baptêmes d’enfants par les adultes est inférieur à 2 %. C’est dire les limites du phénomène. On a donc d’abord affaire à une forme de ressac de l’énorme vague du décrochage antérieure. » (1)

Il ne s’agit cependant pas ici de s’interroger sur les causes surnaturelles, culturelles et sociologiques d’un tel ressac, il s’agit, avec le concile, de s’interroger sur la manière d’accompagner les catéchumènes et les néophytes. En effet, le taux de persévérance semble relativement faible, bien qu’aucune statistique digne de ce nom ne concerne le décrochage. C’est donc l’objectif d’un ouvrage qui vient de paraître (2) que d’appréhender…

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Joël Hautebert

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