Le cardinal Dias à Lambeth : gare à l’Alzheimer spirituel et au Parkinson ecclésial…
« L’opinion de votre correspondant, c’est que le cardinal Dias a offert un exposé positif et orthodoxe de la nouvelle évangélisation. Toutefois, ce faisant, il a saisi l’occasion pour traiter de manière évidente, encore qu’avec ménagement et une affection évidente, des problèmes et des préoccupations de la famille anglicane, qui entravent sa capacité à poursuivre son œuvre [d’évangélisation] et [la poursuite de] ses relations avec l’Église catholique (romaine) ».
Le correspondant dont il s’agit, est celui du plus important mouvement de traditionalistes anglo-catholiques Forward in the Faith que préside John Broadhurst, évêque anglican de Fulham. Il assure un “suivi” des travaux de la Conférence de Lambeth pour les quelque 800 paroisses anglo-catholiques d’Angleterre, d’Amérique du Nord et d’Australie, et rédige chaque jour un compte-rendu substantiel et d’intérêt. On précisera que Forward in the Faith, bien qu’opposé à la dérive de la Communion anglicane et de l’Église d’Angleterre, notamment pour ce qui est de l’ordination des femmes à l’épiscopat, n’envisage pas – contrairement à Andrew Burnham, l’évêque « volant » d’Ebbsfleet – un retour à Rome. Dans une déclaration du 9 juillet déplorant la décision du 7 juillet du Synode général de l’Église d’Angleterre, l’évêque Broadhurst, évoquant les « spéculations dans les médias relativement à des contacts avec Rome », et sans nier ces derniers qui remontent chez lui à 1992, y expose son « problème » : « bien que [Rome] ait montré une grande générosité, il n’y a pas eu offre de réconciliation ecclésiale. En d’autres mots, notre vie spirituelle et notre Eucharistie communes n’ont pas été reconnues. Cela demeure un problème pour moi ». Et ce l’est aussi pour Rome, me permettrai-je d’ajouter, car s’agissant, comme le suggère...






