Conte | Noël, le quatrième roi mage… (2/3)

Publié le 27 Déc 2024
mage noël conte
Ce conte de Noël inédit est paru en entier dans le n° 1822.

Lire le chapitre I  


Noël, le quatrième roi mage…

Un conte chrétien par Jean-Luc Delle

 

Chapitre II

  Les trois Mages se remirent en route de concert et entrèrent ensemble à Jérusalem. Leur magnifique équipage ne manquait pas d’attirer l’attention parmi les passants, mais lorsqu’ils se mirent à questionner les badauds à propos du lieu de naissance du Roi des Juifs dont ils avaient vu le signe annonciateur dans le ciel, la vague curiosité céda bien vite la place à un vif intérêt. Dès lors, la présence de ces hommes fut rapidement portée à la connaissance du roi Hérode qui, intrigué, interrogea à son tour les grands prêtres : selon l’Écriture, où donc cet énigmatique enfant-roi était-il censé voir le jour ? Les Lévites lui rappelèrent alors les paroles du prophète Michée (chapitre V, verset 1) :

« Et toi, Bethléem – Ephrata, petite parmi les clans de Juda, c’est de toi que sort pour moi celui qui doit gouverner Israël. Et dont l’origine remonte aux temps anciens. Aux jours de l’éternité. » 

Craignant pour son trône, et voyant dans ce mystérieux « Roi des Juifs » une menace pour son pouvoir personnel, le cruel Hérode résolut de se débarrasser de l’enfant. Il fit donc venir à son palais Gaspard, Balthazar et Melchior avec la ferme intention de les manœuvrer. Ceux-ci se présentèrent sans méfiance à la cour et sollicitèrent le monarque comme ils avaient questionné les habitants de la ville ; Hérode, suivant les indications de ses scribes, leur précisa que la prophétie désignait la bourgade de Bethléem comme lieu de naissance de celui dont l’avènement leur avait été prédit. Il leur enjoignit de s’y rendre, de trouver l’enfant, et de revenir lui préciser de qui il s’agissait afin qu’il puisse l’honorer à son tour. Sages et instruits, mais surtout humbles et attentifs aux signes du Très-Haut, Gaspard, Balthazar et Melchior, une fois à Bethléem, n’eurent aucun mal à identifier Jésus. Dans la misérable étable qui l’avait vu naître quelques jours plus tôt, reposant sur une modeste couche de paille, le nourrisson les accueillit avec un sourire. Réconforté par la chaude haleine d’un âne et d’un bœuf, mais surtout veillé avec amour par sa mère et par Joseph,…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Jean-Luc Delle

Ce contenu pourrait vous intéresser

ChroniquesPhilosophie

Arrogance et passion de la réforme : la matrice des Lumières

L’Essentiel de Joël Hautebert | Dans Arrogance et manie du changement, le professeur Xavier Martin montre à quel point tous les ingrédients anthropologiques et philosophiques des idéologies modernes sont déjà présents au temps des Lumières et lors de la Révolution. Une humanité sacralisée mais l'homme réel nié, un système déifié et tout remords rejeté : l'esprit de système et l'arrogance des Lumières et des hommes de la Révolution ont investi toute la vie publique en France.

+

lumières réforme
ChroniquesFin de vie

Manipuler les mots pour fabriquer l’opinion

C’est logique ! de François-Marie Portes | Dans le langage actuel, la notion de dignité se transforme en instrument rhétorique et la valeur émotionnelle du vocabulaire prend le dessus sur le sens propre du langage ou du mot utilisé. En faussant les questions, les sondages poussent à répondre dans un sens unique. Le débat sur les mots devrait préexister à celui sur les lois.

+

opinions mots
ChroniquesSpiritualité

Jacob et l’ange, un combat d’amour

Carte blanche de Judith Cabaud | La Genèse est le livre de tous les commencements, et de celui de l’homme racheté. L’histoire de Jacob, en particulier, nous introduit au cœur du mystère de la relation de l’être humain pécheur avec Dieu. Son combat avec l’ange, plus spirituel que matériel, apparaît comme l’image de notre vie.

+

Paul Gauguin 137 jacob
ChroniquesInternational

La guerre : quand le droit empêche de voir la justice

C’est logique ! de François-Marie Portes | Un texto, une phrase peuvent parfois déclencher des montagnes de commentaires. Celui de Donald Trump concernant la paix a fait couler beaucoup d'encre. Il a surtout rappelé que la paix ne repose que sur la volonté de quelques dirigeants, et la fragilité d'un « droit international » qui ne repose, lui, sur rien. La paix et la justice doivent bien être les seules fins poursuivies.

+

guerre paix justice
CultureNoël

Un cadeau de Noël

Carte blanche de Judith Cabaud | Dans l’Évangile, les anawim, pauvres de cœur, sont riches en Dieu, détachés des biens matériels. Ces pauvres sont présents dès le premier jour de Noël à la crèche de Bethléem

+

crèche noël