Les grâces de la sainte quarantaine
L’Esprit de la liturgie | Temps de grâce, le carême, s'il rappelle notre baptême et la pénitence à la suite du Christ, insiste aussi sur l'importance de la prière et de l'aumône.
L’Esprit de la liturgie | Temps de grâce, le carême, s'il rappelle notre baptême et la pénitence à la suite du Christ, insiste aussi sur l'importance de la prière et de l'aumône.
Ce graduel apparaît comme une véritable énigme pour les commentateurs. Il unit en effet un texte poignant et douloureux à une mélodie du 5ᵉ mode, extrêmement joyeuse. C'est l'alliance mystérieuse entre la souffrance et la joie qui est ainsi traduite. La joie chrétienne creuse son lit dans le ravin de la souffrance.
Ce Glória XIV nous est parvenu au moyen d’une multitude de sources remontant au moins jusqu’au Xᵉ siècle, voire à une période pré-chrétienne. Il présente la particularité d’être le seul Glória du 3ᵉ mode, ce qui en fait une pièce plutôt mystique.
On suppose que ce Kyrie 14 est un des plus anciens. On le voit apparaître dans les manuscrits dès le Xᵉ siècle, mais il remonterait beaucoup plus loin dans l’Antiquité. La partition actuelle revêt une mélodie assez somptueuse, empruntée au 8ᵉ mode, le mode de la plénitude, selon un schéma abcc’.
> Troisième dimanche ordinaire / Troisième dimanche après l’Épiphanie / Jeudi Saint | Cet offertoire magnifique est emprunté au grand psaume de la résurrection, le psaume 117 (selon la vulgate) ou 118 selon l'hébreu. C'est le psaume de l'Hæc dies. Même si la pièce est marquée en 2ᵉ mode, ce chant d'offertoire témoigne d'une plénitude qui l'apparente un peu à un 8ᵉ mode.
Entretien | Lors du consistoire extraordinaire convoqué par le pape Léon XIV les 7 et 8 janvier 2026, le cardinal Roche a distribué un texte sur la liturgie. Mgr Schneider a souhaité s’exprimer pour remettre en question ce texte. Cet entretien exclusif de Mgr Schneider a été réalisé par la journaliste vaticaniste américaine Diane Montagna le 20 janvier. Nous le publions en français avec leur aimable autorisation.
Cette semaine, devant les refus reçus, nous sommes obligés de vous proposer une rediffusion d’une émission antérieure. Celle-ci porte sur une question qui a fait sa réapparition lors du consistoire extraordinaire convoqué par le pape Léon XIV : la possibilité éventuelle d’un ordinariat pour les clercs et les fidèles attachés aux livres liturgiques d’avant la réforme de 1969.
L’Esprit de la liturgie | Après avoir invité à l’adoration et à la louange de Jésus en son enfance puis dans sa divinité, l’Église laisse la place à la fête des saints, de l’Église universelle ou des Églises particulières.
Cet Agnus Dei n’est représenté que par un seul manuscrit italien du milieu du XIVᵉ siècle. Il emprunte sa mélodie au 1er mode. Les première et troisième invocations sont identiques, et la seconde tranche sur celles qui l’encadrent, par son élévation mélodique initiale.
Le Sanctus XIII n’est représenté que par deux sources : une anglaise en provenance de Norwich, datée du XVᵉ siècle ; et une française, de Paris, datée précisément de 1508. C’est un 8ᵉ mode, ferme, bien appuyé sur sa tonique Sol, mais son caractère majoritairement syllabique en fait certainement un des Sanctus grégoriens les plus légers, les plus enthousiastes.