Homélie de Saint Grégoire de Nysse

Publié le 14 Mai 2018
Homélie de Saint Grégoire de Nysse L'Homme Nouveau

BRÉVIAIRE ROMAIN

(avant 1955)

Mercredi dans l’Octave de l’Ascension

Deuxième Nocturne

Sermon de saint Grégoire de Nysse

(Discours sur l’Ascension du Seigneur. Texte grec : PG 46, 690.691.694) 

A la solennité de ce jour, suffisamment grande par elle-même, le prophète David ajoute encore, en tirant de ses Psaumes, un nouveau sujet de joie. Ce noble prophète, en effet, s’élevant au-dessus de lui-même, comme s’il n’était nullement alourdi par le poids de son corps, se transporte près des Puissances célestes et nous rapporte les paroles qu’à leur arrivée au ciel avec le Seigneur qu’elles accompagnent, elles adressent aux Anges occupés des choses de la terre et chargés de la direction de la vie humaine, leur adressant ce commandement : « Ouvrez, ô princes, vos portes, élevez-vous, portes d’éternité, et il entrera, ce Roi de gloire » (Ps 23, 7). 

Parce que, partout où il se trouve, celui qui renferme toutes choses en lui-même se met à la portée de ceux qui le reçoivent; non seulement il se fait homme avec les hommes, mais encore, quand il se trouve au milieu des anges, il s’abaisse jusqu’à les écouter, les portiers du ciel demandent donc : « Quel est ce Roi de gloire ? » Les Puissances leur répondent, en assurant qu’il est fort et maître dans le combat, ce roi qui devait lutter contre celui qui retenait la nature humaine captive en esclavage et renverser celui qui avait l’empire de la mort, afin de rendre au genre humain la paix et la liberté, après avoir triomphé de son très puissant ennemi. 

Les gardiens du ciel accourent au-devant de lui et font ouvrir les portes, afin qu’à nouveau il entre dans sa gloire au milieu d’eux. Mais ils ne reconnaissent pas ce Roi qui a revêtu la robe sordide de notre nature, dont les vêtements sont rougis pour avoir passé sous le pressoir des misères humaines. C’est pourquoi ils interrogent une seconde fois ses compagnons, criant à haute voix : « Quel est ce Roi de gloire ? » On ne répond plus : « c’est le fort et le puissant dans le combat » ; mais, « c’est le Seigneur des armées », qui a obtenu la principauté du monde, qui a tout réuni en lui comme en un abrégé et qui a rétabli toutes choses dans l’état primitif : « c’est lui-même, le Roi de gloire ».

Ce billet accompagne le texte de Pierre Julien.

 

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