Jeanne d’Arc (6/8) : Charles Péguy et la Pucelle

Publié le 02 Août 2024
jeanne d'arc péguy

Programme de la représentation du 18 septembre 1947 de l’œuvre de Péguy sur Jeanne au Théâtre Hébertot.

Cet été : Jeanne d'Arc, une jeune sainte pour notre temps

Cet été, L’Homme Nouveau vous propose une sélection d’articles issus de son hors-série n° 54-55 consacré à sainte Jeanne d’Arc. Pour bénéficier de tous les articles de ce hors-série, commandez-le sur notre boutique en ligne. 👉🏻 Dossier thématique « Jeanne d’Arc »
 

 

Charles Péguy (1873-1914) est mondialement célèbre pour Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc, publié en janvier 1910. À y regarder de plus près, Jeanne d’Arc est sans doute le personnage le plus important de l’œuvre de Charles Péguy, et donc une inspiratrice de sa vocation d’écrivain et plus tard de chrétien.

  La  première œuvre de Péguy (plus de 300 pages) est un drame en trois pièces, intitulé Jeanne d’Arc et publié en 1897. Il est alors âgé de 24 ans, socialiste et patriote, athée et bientôt ardent défenseur d’Alfred Dreyfus. Sa maison natale à Orléans se trouve dans une rue que Jeanne d’Arc a parcourue en 1429. Il connaît les fêtes johanniques qui se déroulent dans la ville en mai, mais n’y a assisté à son grand regret qu’une seule fois en 1909. 

Écrire une histoire de Jeanne est impossible

Ces raisons suffisent-elles à expliquer son intérêt pour Jeanne ? Évidemment non. Mais Péguy est toujours resté secret sur ses intentions et projets johanniques. Nous savons qu’il travaille historiquement sur Jeanne depuis 1892, notamment pendant son service militaire. Il lit de nombreux ouvrages, en particulier les textes du procès dit, à l’époque, de réhabilitation : il est encore étudiant, prépare le concours d’entrée à Normale sup qu’il réussit en 1894. Passionné par l’histoire et la philosophie, il doit se rendre à l’évidence : écrire une histoire de Jeanne d’Arc est impossible, tant il est difficile de rendre compte de la vie intérieure si intense de la jeune fille. Il décide donc d’utiliser une autre forme littéraire, celle d’un drame en trois pièces (Domremy, Les Batailles, Rouen). En novembre 1895, il visite…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Éric Picard

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Sanctus 16 (semaine du temps ordinaire)

Le Sanctus 16 est un des plus simples de toute la série. Il est daté du XIIIᵉ siècle et serait probablement d’origine anglo-saxonne. Il se présente comme une légère amplification d’une déclamation, et son caractère assez syllabique le range parmi les Sanctus les plus faciles à mémoriser et donc à chanter pour une foule. Il s’agit d’un 2ᵉ mode à l'ambitus assez restreint.

+

SANCTUS
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique | Kyrie 16 (jours ordinaires)

Le Kyrie 16 est le plus bref puisqu’il tient sur deux lignes de portée à peine. Il est daté des XIe-XIIIe siècles, mais il remonte sans aucun doute beaucoup plus haut et sa modalité est très archaïque. Il est marqué en 3ème mode et suit un schéma extrêmement simple : abaa’.

+

kyrie