La presse en parle. Avez-vous lu Small is toujours beautiful ?

Publié le 27 Oct 2010
Au quotidien n° 247 : état de droit et refondation politique L'Homme Nouveau

Alors que Philippe Maxence était hier soir l’invité du Libre-Journal des enjeux actuels d’Arnaud Guyot-Jeannin sur Radio Courtoisie (21h30-23h00) pour évoquer Small is toujours beautiful de Joseph Pearce qui vient de paraître aux éditions de l’Homme Nouveau (et récuser au passage les qualificatifs séculiers de catholiques de gauche ou de droite, accrochés par l’abbé de Tanoüarn, également présent à l’émission, à l’Homme Nouveau), c’est au tour de Jean Rouvière de présenter ce livre dans sa chronique de l’économie réelle dans Présent :

« Joseph Pearce, qui enseigne à l‘Ave Maria University en Floride, publie un essai qui prolonge et actualise celui de Schumacher. Lui aussi oppose« l’idolâtrie du gigantisme à la beauté de ce qui est petit » et estime que les structures, qu’elles soient économiques, politiques ou sociales,« ne répondent pas aux besoins et aspirations des hommes » lorsqu’elles deviennent trop grandes et impersonnelles. ».

Avec pertinence, Jean Rouvière remarque que « La note catholique de l’ouvrage de Joseph Pearce n’est pas seulement dans les références à la doctrine sociale de l’Eglise (il cite à plusieurs reprises les enseignements de Pie XI, Pie XII et Jean-Paul II), mais aussi dans sa vision de l’économie moderne. A juste titre, il définit la vie économique moderne comme fondamentalement « athée », c‘est-à-dire sans aucune référence à Dieu, au monde surnaturel, à la loi divine, et il la décrit comme étroitement limitée dans un « matérialisme acharné » ».

Jean Rouvière estime également que « Joseph Pearce a une formule heureuse pour résumer la situation des économies dites« développées » : « Dépenser ce que l’on n’a pas gagné ». Qu’il s’agisse des états, des entreprises ou des particuliers, tous, ou presque, vivent à crédit. « De nombreux consommateurs, leurrés par la facilité d’accès au crédit, dépensent déjà ce qu’ils n’ont pas gagné dans le sens où ils vivent sur de l’argent emprunté », mais par la mondialisation des marchés et le développement des importations, même sans emprunter d’argent, on en arrive à vivre sur ce que Pearce appelle « du temps emprunté » ».

S’il se dit moins convaincu par ce qu’il appelle les « partis pris écologiques de Pearce », soulignant notamment la récupération par le marché de l’agriculture biologique, mais oubliant au passage de souligner que ce livre date de 2006 et que ces présupposés écologiques sont aussi ceux du Pape, Jean Rouvière estime que « Pearce, en somme, en appelle à une révolution intellectuelle et morale. »

Ce contenu pourrait vous intéresser

SociétéFin de vie

Enquête sur l’ADMD (3/3) : L’ECLJ : Pour le bien commun et la défense des plus fragiles

DOSSIER « L’ADMD : enquête sur une étrange association » | Depuis plusieurs mois, l’ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice), une organisation de juristes chrétiens, se mobilise contre le projet de loi française sur l’euthanasie à travers des travaux de grande qualité. Mais son champ d’action est beaucoup plus vaste comme le précise ici son directeur, Grégor Puppinck.

+

maxresdefault ECLJ
Société

Enquête sur l’ADMD (2/3) : Évolution intellectuelle du mouvement euthanasiste

DOSSIER : « L’ADMD : enquête sur une étrange association » | L’euthanasie, aujourd’hui en voie de normalisation dans plusieurs pays occidentaux, est l’aboutissement d’une évolution intellectuelle commencée à la fin du XIXᵉ siècle. Examinons son origine anglo-saxonne, son utilisation par le nazisme et son évolution jusqu’à devenir aujourd’hui un nouveau « droit » individuel.

+

admd euthanasie
Société

IA : fascination et dépossession

L’Essentiel de Thibaud Collin | La fascination qu'exerce l'intelligence artificielle (IA) chez nombre de nos contemporains et son utilité reconnue dans bien des domaines cachent le danger réel d'enlever à l'homme ce qui lui est propre, sa capacité intellectuelle. Une autre forme de grand remplacement ?

+

IA
SociétéÉducation

École Jacinthe-et-François : un projet extra-ordinaire à Rambouillet

Initiatives chrétiennes | Trisomiques, autistes, « multi-dys », les enfants porteurs d'un handicap ont aussi une soif de savoir. Pour leur offrir cette possibilité, tout en restant à leur rythme, l'école Jacinthe-et-François de Rambouillet a décidé d'ouvrir une classe « extra-ordinaire » en septembre prochain. Un beau projet. Entretien avec Blanche Billet, directrice.

+

L’école Jacinthe-et-François