Les conseils du Pape pour prier la Sainte Trinité

Publié le 16 Mar 2021
Les conseils du Pape pour prier la Sainte Trinité L'Homme Nouveau

De semaine en semaine, les conseils du pape se poursuivent, abordant maintenant un point capital : celui de nos relations avec la Sainte Trinité dans la prière.

Commentaire de l’allocution lors de l’Audience générale du 3 Mars 2021

Lors de son discours d’adieu, Jésus s’est présenté à nous comme le Chemin, la Vérité et la Vie. C’est ce chemin que nous devons prendre pour rejoindre la Trinité entière. N’oublions jamais que toute prière doit commencer par le signe de croix au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Lors du même discours d’adieu, Jésus disait à ses Apôtres qu’il était bon pour eux, et pour nous à leur suite, qu’il parte. De fait son sacrifice pascal nous a ouvert le Ciel et nous a octroyé par le baptême l’adoption filiale. Désormais nous pouvons dire dans l’Esprit Saint : Abba Père. Dans sa lettre aux Éphésiens, saint Paul nous montre que tout a changé depuis l’Incarnation : « Par le Christ, dans l’Esprit Saint, nous avons accès au Père ». Nul en effet auparavant n’avait jamais vu Dieu, c’est le Verbe Incarné qui nous l’a révélé et de plus, il nous a révélé Dieu comme Trinité : un seul Dieu en trois Personnes. C’est inouï. Jusqu’à Jésus, les hommes en réalité ne savaient pas comment prier, même si les Juifs avaient reçu une partie de la Révélation qui déjà les orientait vers un Dieu personnel, Père, Époux et Sauveur. Même les Apôtres ne savaient que balbutier quand ils priaient Dieu. Aussi, demandèrent-ils à Jésus de leur apprendre à prier.

Il ne faut pas oublier en effet que les prières ne sont pas toutes égales, non seulement parce que la personne qui prie est plus ou moins sainte, mais encore parce que toute prière n’est pas forcément bonne et qu’elle peut être repoussée, lorsqu’elle ne correspond à aucune des demandes du Pater. Souvent, il semble que notre prière n’est pas exaucée, et alors on voudrait s’en prendre à Dieu. En réalité, il faut pour bien prier avoir le cœur et les mains pures. Il faut nous laver (c’est le sens du lavabo à la messe), mais surtout, il faut nous garder des mauvaises actions. Et le problème est que nous sommes tous pécheurs. Saint François d’Assise disait à Dieu qu’aucun homme n’était capable de l’appeler par son nom. Et maintenant, grâce à Jésus, cela l’est. Il y a beaucoup d’exemples dans la Bible de prières qui n’auraient pas dû être exaucées, mais qui l’ont été par la foi et la confiance. Un des plus beaux exemples nous est donné par le centurion romain. Il n’était pas juif mais crut à la puissance de Jésus.

On doit alors poser une autre question : pourquoi l’homme a-t-il été ainsi aimé de Dieu au point de pouvoir l’appeler Père ? On touche ici un grave problème : celui de la proximité de Dieu avec sa créature qui pourtant « est celle qui n’est pas », alors que Dieu « Est ». C’est un grand mystère. Dieu a voulu aimer d’amitié sa créature et entrer dans des relations personnelles et nuptiales d’amour, avec son peuple d’abord, et avec l’humanité entière. Cela n’existe nulle part ailleurs que dans la Révélation judéo-chrétienne. L’islam ne connaît pas un tel Dieu. Il ne connaît qu’un Dieu transcendant que l’on adore, mais que l’on ne saurait prier au sens propre, car il n’y a aucune vraie relation personnelle d’amitié qui constitue le propre de la prière. Partout ailleurs, même s’il y a un cortège de sacrifices ou de dévotions, il n’y a pas de vraie prière, car il n’y a pas de dialogue d’amitié avec Dieu. C’est seulement avec la Révélation faite à Abraham, à Moïse et accomplie dans sa plénitude par Jésus que l’on trouve la vraie prière. Si Dieu ne s’était pas révélé à nous par son Fils Jésus, nous aurions été incapables de comprendre tout cela et donc de prier vraiment. Que Marie nous aide à prier et à rendre gloire magnifiquement à la Sainte Trinité.

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