Les erreurs gallicanes d’un évêque d’aujourd’hui

Publié le 23 Oct 2008

Voici les propos de Mgr Yves Patenôtre, évêque de Sens-Auxerre, après l’intervention de Benoït XVI devant les évêques français à Lourdes :« Le Pape n’est pas le chef de l’Église. C’est le Christ qui est tête du Corps. Mais il est premier parmi ses frères. Et s’il ne nous a pas fait de révélations extraordinaires, il nous a confortés dans le bonheur d’annoncer l’Evangile, source de bonheur pour le monde. » (Eglise dans l’Yonne, 20 sept. 2008).

Et voici maintenant le Compendium du Catéchisme de l’Eglise Catholique :

« Le Pape, Évêque de Rome et successeur de saint Pierre, est principe perpétuel et visible, et fondement de l’unité de l’Église. Il est le vicaire du Christ, la Tête du collège des Évêques et le pasteur de toute l’Église, sur laquelle il a, par institution divine, un pouvoir plénier, suprême, immédiat et universel. » (n°182) Point suivant : « Le Collège des Évêques, en communion avec le Pape et jamais sans lui, exerce aussi sur l’Église un pouvoir suprême et plénier. » (n°183)

Commentaire: Si le Christ est la Tête ou le Chef (en latin c’est le même mot, caput) de l’Eglise dans son entier, c’est à dire invisible, avec les saints et les anges, le Pape est bien la Tête ou le Chef visible de l’Eglise visible sur terre. Il est donc faux d’écrire comme l’a fait Mgr Patenôtre que « Le Pape n’est pas le chef de l’Eglise ». Et si le Christ est la tête du Corps, le Pape n’est pas seulement « premier parmi ses frères », il est leur Tête, aucun évêque ne peut être en communion « sans lui » et seul le Pape a un pouvoir « plénier, suprême, immédiat et universel ». Si les évêques l’ont eux « aussi », le Pape l’a tout seul.

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Offertoire Benedicite gentes (dimanches après Pâques)

Le texte de cet offertoire unit trois versets (8, 9 et 20) du beau psaume 65 (66 selon l’hébreu) qui est tout entier un chant de louange, une invitation universelle à célébrer le Créateur et le Rédempteur de son peuple. C’est un 2ᵉ mode, relativement long, très calme, très serein, qui court un peu le risque de la monotonie si on ne prend pas soin de mettre en valeur les quelques saillies mélodiques.

+

grégorien louis-marie vigne offertoire
À la uneÉglise

L’Italie a enfin son pèlerinage de Chartres

À la suite de Notre-Dame de Chrétienté, en France, et de Nuestra Señora de la Cristiandad, en Espagne, le pèlerinage Nostra Signora della Cristianità s’est élancé pour la première fois sur les chemins d’Italie du 25 au 27 avril. Les pèlerins, dont de nombreux étrangers, ont relié Rome à Subiaco, où se trouve la grotte de saint Benoît, le père du monachisme. 

+

Italie pèlerinage
À la uneÉgliseMagistère

Vatican, guerre et paix (1/3) : La papauté au risque de la guerre et de la paix

DOSSIER « Guerre et paix : l’Église peut-elle (encore) jouer un rôle ? » | Dans un livre récemment paru, Guerre et paix : les papes de Léon XIII à Léon XIV, Clément Millon, docteur en histoire du droit, se penche sur les rapports de la papauté à la vie internationale, depuis Léon XIII jusqu’à aujourd’hui. Une étude qui prend un relief particulier en raison de l’évolution de la guerre en Iran, déclenchée par les États-Unis de Donald Trump et Israël. Entretien avec Clément Millon.

+

GUERRE ET PAIX