L’exposition : Bruno Liljefors, La Suède sauvage

Publié le 13 Déc 2024
Bruno Liljefors suède

Bruno Liljefors, Paysage d’hiver aux bouvreuils, pivoine, 1891. Huile sur toile, 40×50 cm. Collection privée.

Le peintre suédois Bruno Liljefors est exposé au Petit Palais depuis le 1er octobre jusqu’au 16 février 2025. Est exposée une centaine de tableaux, dessins et photographies qui révèlent sa maitrise parfaite pour représenter la nature.

 

À Paris, le Petit Palais propose une troisième et dernière exposition présentant un artiste suédois. En 2014, le public découvrait le peintre Carl Larson puis en 2017, ce fut Anders Zorn et aujourd’hui, Bruno Liljefors (1860-1939) est à l’honneur.

C’est la première fois qu’un grand nombre de ses œuvres, d’une dextérité inouïe, est montré en France. De loin, sa peinture paraît presque photographique ; de près, c’est une technique étonnante composée de traits, d’empattements, de grattages dans la matière, d’ajouts de taches de couleurs incroyablement maîtrisés.

Cet artiste se passionne pour la nature et les animaux. Il observe le comportement des renards : Une famille de renards (1886), installée dans un sous-bois au milieu du cerfeuil sauvage et de pissenlits en graine. Plus loin, ce sont des oiseaux, très réalistes et vivants, Moineaux dans les ronces (1886), Chardonnerets (1888), Rouges-queues et papillons (1885), entourés de fleurs, marguerites ou chardons, et de feuillages aux couleurs splendides.

La centaine de tableaux, dessins et photographies regroupées dans ce parcours, se concentre sur la première moitié de sa carrière, où sa production est particulièrement riche et personnelle.

Né à Uppsala au nord de Stockholm dans une ville entourée d’étendues sauvages, il dessine sur le vif dès son plus jeune âge. En 1872, il intègre l’Académie royale de Suède où il côtoie Anders Zorn qui deviendra l’un des peintres les plus célèbres de Scandinavie.

Tous deux abandonnent leur école, la jugeant trop restrictive. Liljefors quitte la Suède et se rend en Allemagne, en Italie et en France. Il séjourne alors à Grez-sur-Loing au Sud Est de Paris où vivent des artistes suédois. Mais très vite, il regagne son pays et s’inspire de la campagne locale.

Un hymne à la beauté de la nature en Suède !

 


Petit Palais, du 1er octobre 2024 au 16 février 2025

Avenue Winston Churchill, 75008 Paris.
Tél. : 01 53 43 40 00.

Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h.
Fermé le lundi.
Nocturnes jusqu’à 20 h le vendredi et le samedi.

 

>> à lire également : L’exposition : Figures du fou

 

Céline Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneSociété

Islam-République, le problème de la praxis

Après une brillante carrière de conseil et de cadre dirigeant, Jean-François Chemain est devenu volontairement enseignant d’Histoire en banlieue pour y transmettre l’amour de la France. Auteurs de nombreux ouvrages, notamment sur l’Islam en France, il analyse le sens de la parution du livre Musulmans en Occident, publié par la Grande Mosquée de Paris.

+

islam démocratie musulmans
SociétéPhilosophie

La guerre des sexes : un sophisme moderne

C’est logique ! de François-Marie Portes | Dans leur lutte contre ce qu'elles appellent l'inégalité, les féministes, qui ont manifesté le 8 mars pour la Journée des droits des femmes, rabaissent la relation hommes-femmes en l'identifiant nécessairement à une domination. Un slogan réducteur et un raisonnement sous-jacent faussement logique qui enveniment les relations entre les sexes.

+

sophisme femme sexe féminisme
Société

La prison entre exigence et humanité

Entretien | Première femme à diriger le centre pénitentiaire de Baie-Mahault, la plus grande prison de Guadeloupe, depuis avril 2023, Valérie Mousseeff témoigne dans La prison comme horizon de la réalité carcérale et de l’engagement du personnel pénitentiaire. C’est à ce titre qu’elle a répondu à nos questions.

+

Prison
Société

Vous avez dit fatigue démocratique ?

Sans surprise, les élections municipales ont donné lieu aux habituels commentaires et analyses. Malgré une certaine mobilisation lors du deuxième « round », force est de constater que l’abstention est restée globalement stable, atteignant ainsi des chiffres historiques. S’agit-il d’une crise passagère, d’une fatigue démocratique ou sommes-nous en post-démocratie ?

+

élection fatigue démocratique