L’urgence de l’enracinement

Publié le 08 Nov 2013
L’urgence de l’enracinement L'Homme Nouveau

L’enracinement est une exigence de l’âme, expliquait la philosophe Simone Weil. Elle reliait ainsi une nécessité spirituelle à des réalités concrètes, montrant le besoin des médiations naturelles. Le premier lieu de l’enracinement reste la famille par laquelle les hommes deviennent des êtres humains dans toutes les implications de ce terme. Attaquée par la loi Taubira, elle est encore menacée par la prochaine conférence sur les familles (cf. l’analyse de Denis Sureau). Un pluriel révélateur d’un relativisme destructeur.

Un mal-être qui s’incarne dans un mal-vivre

Deuxième lieu d’enracinement : le métier, la profession. La famille élève, le métier nourrit. Il répond à des nécessités de vie matérielle, mais aussi morales. Avoir un métier en main et l’exercer, c’est mettre en pratique un savoir-faire, accepter des règles, être uni à d’autres dans un but commun. La révolte qui gronde actuellement, celle du monde de l’agriculture, celle des artisans, des commerçants et des petits entrepreneurs, les vraies forces vives de la nation, n’est pas seulement économique. Au-delà, elle dénonce un mal-être qui s’incarne dans un mal-vivre.

Tourner le dos aux idéologies

Dans un monde mondialisé, en proie à une crise de repères, l’attachement au pays est plus que jamais une nécessité. Simone Weil l’avait également bien vu. Le questionnement sur l’identité française et l’immigration massive le démontrent amplement. Alors que faire ? Tourner le dos radicalement à ces politiques de déracinement des lieux de vie humaine et reconstruire sur des réalités concrètes, en se dépoussiérant de toute idéologie. Il y a urgence !

Ce contenu pourrait vous intéresser

SociétéEglise de France

Pandémie : un avant-goût de la restriction des libertés fondamentales ?

Entretien | Le colloque « Pandémie, Droit et Cultes » s’est tenu à Paris en mars 2022. Ses actes rappellent qu’entre 2020 et 2022, les prérogatives de l’État ont été augmentées de manière extraordinaire au détriment des libertés essentielles, dans un renversement complet de la hiérarchie des biens. Une situation dangereuse qui pourrait bien se reproduire sous des prétextes variés. Entretien avec Guillaume Drago, co-organisateur du colloque et professeur de droit public à l’université de Paris-Panthéon-Assas.

+

pandémie liberté de culte
A la uneSociétéBioéthique

Fraternité et euthanasie : un débat sciemment faussé

Faisant droit aux revendications anciennes et répétées de certaines associations, le président Macron vient d’annoncer une loi sur l’euthanasie. Mais en usant d’un registre lexical détourné qui évoque l'« aide à mourir », l’autonomie de l’individu, les « conditions strictes » et la « fraternité »... Toutes expressions trahissent le sophisme, l’influence des officines francs-maçonnes, la solution miraculeuse aux déficits et surtout la crainte d’un vrai débat.

+

fraternité euthanasie
SociétéBioéthique

50 ans de résistance à l’avortement (3/3) : Combat contre l’avortement et transition postdémocratique

Question disputée | Combattre à temps et à contretemps en faveur de la vie humaine, de sa conception à sa mort naturelle, est une urgence née des lois mortifères mises en place par un système politique qui, loin d'être neutre, a rompu dès ses origines avec les exigences de la loi naturelle. Dès lors, n'est-il pas nécessaire de finaliser ce combat particulier en l'insérant dans une perspective plus large ?

+

AdobeStock 417378513 avortement
SociétéLectures

Faire durer son mariage, un état d’esprit

Entretien | Ancien officier devenu psychologue clinicien, Marc d’Anselme milite pour l’amour durable, titre de son livre. Sa perspective originale consiste à voir le mariage comme une mise à l’épreuve des conjoints pour une restauration de leur personnalité, à travers quatre processus psychiques. Un chemin qui fait écho à la vision chrétienne du mariage comme voie de sainteté.

+

mariage