Missionnaire en 2025 : « La messe traditionnelle attire et convertit » (4/5)

Publié le 04 Nov 2025
mission
Dans le cadre de notre série consacrée aux acteurs de la mission en France à l’approche du Congrès Mission (7-8-9 novembre 2025), Jean Vallier, assistant à la direction des pèlerins de Notre-Dame de Chrétienté, souligne la fécondité missionnaire de la liturgie traditionnelle. Présente cette année à la marche des jeunes, l’association veut témoigner d’une foi vivante, enracinée et rayonnante.

 

| Pourquoi avoir choisi le thème “Vous serez mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre” ?

Ce thème s’inscrit dans la continuité logique des précédents pèlerinages. Notre-Dame de Chrétienté repose sur trois piliers : chrétienté, tradition et mission. Après avoir abordé la chrétienté l’an passé, il était naturel d’approfondir cette année la dimension missionnaire. 

 

| En quoi la mission est-elle au cœur de votre identité ?

La messe traditionnelle est missionnaire par elle-même. L’enseignement traditionnel de l’Église porte du fruit : on le constate concrètement dans nos chapitres. J’ai rencontré cette année près de 180 chefs de chapitre ; presque tous comptaient des nouveaux convertis ou des baptisés récents.

Beaucoup témoignent d’une conversion née de la découverte de la messe traditionnelle : sa beauté, son silence, sa transcendance sensible touchent les âmes. Ce n’est donc pas une “réserve d’Indiens” : la messe traditionnelle attire et convertit. 

 

| Comment se concrétise votre participation au Congrès Mission ?

Le samedi 8 novembre, Notre-Dame de Chrétienté animera l’une des quatre routes de la “marche des jeunes”. Notre point de départ sera l’église Saint-Sulpice, avec le chant des vêpres et une prédication, donnée par Monseigneur Rey, ancien évêque de Toulon. Nous partirons ensuite vers Notre-Dame puis vers Bercy en procession. Nous participerons également à l’organisation de l’adoration du Saint-Sacrement. C’est une belle occasion de manifester notre présence dans un événement qui rassemble de nombreuses sensibilités de l’Église.

 

| Quelle place occupez-vous au sein du Congrès Mission ?

Le responsable du Congrès nous l’a confirmé : nous sommes une facette visible et reconnue du paysage catholique français. Nous assumons pleinement notre discours et notre identité. Nous pouvons regretter que d’autres associations, qui d’ailleurs, ont des chapitres dans notre pèlerinage, n’aient pas pu nous rejoindre pour cet évènement.

 

| Comment expliquez-vous l’intérêt croissant des jeunes pour la liturgie tridentine ?

Il y a une vraie soif spirituelle. Les jeunes recherchent la beauté, l’exigence, la profondeur. Ils veulent être enracinés, reliés à quelque chose de plus grand qu’eux. La messe traditionnelle répond à ce désir d’absolu et de cohérence. 

 

| Certains chapitres du pèlerinage ont même une mission d’évangélisation directe…

Oui, nous avons trois chapitres “pèlerins d’Emmaüs” : deux pour les adultes et un pour les familles. Ils s’arrêtent le long des routes pour aller à la rencontre des gens, expliquer le sens du pèlerinage et témoigner de leur foi. Ces échanges, souvent spontanés, sont l’occasion de semer… Le reste, c’est le Bon Dieu qui le fait. 

 

| Être missionnaire aujourd’hui, qu’est-ce que cela implique ?

D’abord, une foi chevillée au corps. Ensuite, une foi nourrie par la prière et fortifiée par une formation solide. Et puis, il faut oser se jeter à l’eau ! Le pèlerinage n’est pas seulement un temps de ressourcement : c’est aussi une école de mission. Nous souhaitons que les pèlerins prolongent cet élan dans leur vie quotidienne. C’est un axe de travail important : faire en sorte que la mission ne s’arrête pas à la Pentecôte, mais irrigue toute l’année. 

 

| Un dernier mot ?

Rendez-vous à Saint-Sulpice à 15 h, le samedi 8 novembre ! Ce sera un moment fort, marial, et nous espérons que cette marche témoignera de la vitalité missionnaire de la tradition. 

 

Missionnaire en 2025

« Le Congrès Mission, une œuvre de communion » (1/5)
« L’évangélisation reste un acte humain » (2/5)

« Assumer notre identité catholique fait partie de notre mission » (3/5)
« La messe traditionnelle attire et convertit » (4/5)
« Quand le cinéma devient mission ! (5/5)

 

Maitena Urbistondoy

Maitena Urbistondoy

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneÉgliseLéon XIV

Léon XIV en France : Les enjeux d’un voyage

Spécial venue du Pape en France | Comme toute visite pontificale, le séjour de Léon XIV en France remet sur le devant de la scène un certain nombre de questions religieuses et sociales disputées. Actes et paroles du Souverain Pontife seront scrutés par les Français et les médias. Tour d'horizon de ces sujets sur lesquels il est attendu.

+

pape léon xiv en france enjeux
À la uneÉgliseLecturesThéologie

Redécouvrir saint Bonaventure

Carte blanche d’Yves Chiron | Marc Ozilou, reconnu pour ses travaux sur saint Bonaventure et traducteur de nombreux textes médiévaux, publie une biographie du « Docteur séraphique » remarquable par son érudition autant que par la clarté de son exposé et la fluidité de son style.

+

saint Bonaventure
ÉgliseÉglise de France

L’urgence de former les fidèles à l’islam

Entretien | Fondateur des Missionnaires de la Miséricorde divine qui œuvrent à l’évangélisation explicite de l'islam, l’abbé Fabrice Loiseau vient de publier Chrétiens et musulmans, avons-nous le même Dieu ? (Artège). Il appelle notamment à une formation des catholiques pour annoncer le Christ aux disciples de Mahomet.

+

Loiseau islam
ÉgliseLiturgie

Le Royaume de Dieu, notre premier but

L’esprit de la liturgie | Pour sauver sa vie, il faut non seulement vivre dans le détachement des richesses terrestres, mais aussi dans le renoncement à soi-même. Une véritable richesse en découle, celle de la Vérité et de l'union au Christ sur terre et au Royaume.

+

liturgie royaume de dieu bien
ÉgliseLiturgie

La pause liturgique : Séquence Ave Maria

La séquence Ave Maria est une authentique petite merveille de grâce et de pureté. C'est une salutation à la sainte Vierge qui devient louange puis prière. La mélodie est porteuse et facile à retenir parce qu'elle est alternée et se répète de deux phrases en deux phrases. Il s’agit d'un 6ᵉ mode, celui de l'enfance spirituelle.

+

grégorien Ave Maria