Monseigneur Saliège, Celui qui a dit non

Publié le 12 Mar 2026
mgr saliège

Monseigneur Saliège, Celui qui a dit non, éditions Pein Vent.

Dans notre page culture, les ouvrages choisis vous parlent de Mgr Saliège, du voyage de Sollers, Pleynet, Kristeva, Wahl et Roland Barthes dans la Chine de Mao, de l’esprit du thomisme, du scapulaire et de la journée du chrétien. Paru dans le n° 1850

 

La BD

Monseigneur Saliège, Celui qui a dit non, Vivier, Rizzato

Mgr Saliege celui qui a dit non Vivier Rizzato SaliègeQu’est-ce qui distingua particulièrement Mgr Saliège (1870-1956) ? Est-ce qu’il fut professeur au séminaire de Saint-Flour, ou aumônier volontaire pendant la Première Guerre mondiale ? À moins que ce ne soit sa nomination comme évêque de Gap puis archevêque de Toulouse ? Atteint d’une paralysie du bulbe rachidien allant croissant, le prélat, ne pouvant plus se mouvoir ni parler avec facilité, prit l’habitude d’écrire de « menus propos » paraissant dans la presse locale. Il n’y mâchait pas ses mots et instruisait son troupeau en bon pasteur. Puis quand l’avènement du nazisme en Europe vit les persécutions contre les Juifs, les camps d’internement et les conditions indignes, Mgr Saliège s’insurgea contre cet état de fait en publiant une lettre à faire lire dans toutes les paroisses de son diocèse. C’est cette résistance à l’injustice que fait éclater cette belle bande dessinée, rendant hommage à cet archevêque très humain, malade et pourtant très vaillant pour la défense du pauvre, contribuant activement à sauver des vies, en particulier des enfants. Un bel exemple de courage et d’oubli de soi pour la défense de la vérité. Natacha

Monseigneur Saliège, Celui qui a dit non, Vivier, Rizzato, Éditions Plein Vent, 48 p., 15,90 €.

 

Le roman

Voyage tranquille au pays des horreurs, Jean Berthier

Voyage tranquille au pays des horreurs J Berthier SaliègeAvec beaucoup de talent de narration, Jean Berthier revient sur une époque de collusion intellectuelle qui n’est pas sans conséquences sur notre société actuelle. En 1974, Mao règne en maître absolu sur la Chine. La Révolution culturelle, débutée en 1966, lui a permis d’assurer son pouvoir, en décapitant une partie de l’élite communiste et en reprenant en main le peuple à travers l’action terroriste des Gardes rouges. C’est dans ce contexte que cinq intellectuels français, Philippe Sollers, Marcelin Pleynet, Julia Kristeva de la revue Tel Quel, ainsi que Roland Barthes et François Wahl, se rendent comme invités officiels en Chine communiste. En Occident, Simon Leys, avec Les Habits neufs du président Mao, avait dénoncé dès…

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