Nos raisons d’espérer

Publié le 17 Oct 2025
espérer vertu

Les combats actuels pour l’école revêtent une dimension essentielle pour le bien commun de notre pays.

> L’Essentiel de Joël Hautebert
Malgré l’effondrement des repères et la crise des institutions, il demeure des raisons d’espérer. On les trouve dans ces hommes et ces femmes qui, par leurs vertus simples et leur fidélité au devoir d’état, sont capables d’assumer des responsabilités au service du bien commun.

  Dans un monde où les nuages noirs s’amoncellent, il peut paraître audacieux d’entrevoir les prémices du redressement dont notre pays a besoin. Et pourtant, loin de tout exercice de rhétorique destiné à nourrir de vains espoirs, nous pensons qu’il existe des arguments naturels d’espérance, qui consistent en la présence d’hommes et de femmes qui par l’humble exercice de leur devoir d’état révèlent leur capacité à relever les défis de notre temps. Quand les institutions s’écroulent, que l’esprit public vacille, que l’homme perd le sens de sa propre nature, ceux qui possèdent les qualités humaines élémentaires sont appelés à exercer des responsabilités. Il est vrai que le vice a horreur de la vertu et que, comme l’ont montré les Anciens et bien d’autres, de mauvais gouvernants s’entourent de personnes qui leur ressemblent car ils ne supportent pas la fréquentation des hommes de bien. Ce constat n’est cependant pas systématique et quiconque souhaite qu’une institution ou une entreprise perdure recourt au service de personnes honnêtes et courageuses.

Compétences et capacités

Ces dernières ne sont pas nécessairement les plus qualifiées du strict point de vue professionnel. La vie de tous les jours en témoigne régulièrement. Dans le monde du travail, qu’il s’agisse du secteur privé ou du public, un recrutement efficace requiert certes un examen attentif des compétences et des capacités d’adaptation des candidats. Mais à tous les échelons, les qualités humaines font souvent pencher la balance du côté des personnes droites et bien élevées. Les effets délétères de l’individualisme de la société des droits se font en effet sentir de manière très concrète : travail minimal et mal fait, primat de l’intérêt personnel et absence de conscience professionnelle, vol du matériel, revendication constante, aucun sens de l’initiative, personnalité blasée… sont autant de défaillances humaines trop courantes aujourd’hui qui incitent à prendre bien des précautions au moment d’engager un nouveau collègue de travail. Et si les recruteurs sont capables de s’extirper de l’idéologie ambiante, s’ils ne sont pas contraints par des règles « inclusives » ou de pseudo-égalité imposant des quotas stupides, ils choisiront à compétence égale et même inférieure celui qui est…

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Joël Hautebert

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