À l’approche des élections présidentielles, la Fondation pour l’école a rendu public un sondage Ifop sur les attentes des Français en matière d’organisation scolaire, de liberté de choix et d’accompagnement des familles. Son directeur, Michel Valadier, souligne l’importance de porter ces questions dans le débat public.
| Vous dirigez depuis près de quatre ans la Fondation pour l’école, quelles sont ses principales missions ?
La Fondation pour l’école a été créée il y a dix-huit ans afin d’œuvrer au renouveau de l’école au service des familles. Notre premier objectif était d’apporter un soutien financier aux écoles libres dites « hors contrat », qui ne bénéficient d’aucune subvention publique. Très rapidement, une deuxième mission a vu le jour : aider les écoles sur le plan juridique puisque leur développement rapide a suscité un intérêt croissant du législateur pour ce secteur jusque-là peu encadré. Notre service juridique aide donc les écoles à se créer, mais aussi à se maintenir durablement. Une troisième mission, mise en place dès la naissance de la Fondation, a consisté à créer l’Académie pour l’école, pour former les enseignants, les cadres et les directeurs. Nous formons chaque année entre 1 300 et 1 400 personnes à travers différents stages et sessions. Enfin, notre quatrième mission concerne la défense des écoles libres, qui sont régulièrement attaquées, notamment à travers des inspections abusives menées par certains inspecteurs qui se permettent par exemple de fouiller dans les affaires des élèves ou des professeurs. Nous menons donc tout un travail pour rencontrer les personnes en charge des questions scolaires au ministère et dans les partis politiques qui acceptent de nous recevoir, afin que les écoles libres soient mieux connues, protégées et reconnues comme contribuant au renouveau de l’instruction en France.
| Vous venez de commander un sondage Ifop pour mieux connaître les attentes des Français par rapport à l’école. Quelles étaient vos motivations ?
Dans un an nous aurons un nouveau chef de l’État et nous sommes convaincus que la question doit faire partie des premières priorités du futur gouvernement. Dans cette perspective, nous avons voulu sonder les Français pour savoir ce qu’ils pensaient des mesures que nous proposons. Nous avons été frappés du très large consensus que rencontrent certaines de ces propositions. Pour ne prendre qu’un exemple, 66 % des Français sont favorables à la mise en place d’un « chèque scolaire » permettant à chaque…







