Vaincre ou Mourir : faut-il reconnaître le génocide ?

Publié le 20 Fév 2023
vaincre ou mourir

Bataille du Mans - 1793

Vaincre ou Mourir, le film qui raconte l’histoire du général Charette pendant les guerres de Vendée rencontre une opposition étonnamment unanime des critiques, de la presse et de certains politiques, alors que le public fait son succès. Pourquoi ? Reynald Secher, historien, docteur ès lettres (Paris IV Sorbonne), spécialiste de la résistance au totalitarisme, qui en fait l’introduction, revient sur ce phénomène.

Le premier film du Puy du Fou, Vaincre ou mourir, montre sur grand écran le drame vécu par la Vendée au moment de la Révolution française. Vous êtes la première personne à apparaître dans ce film, à quel titre y avez-vous participé ?

À l’origine, le film devait être un « docudrame », c’est-à-dire que le réalisateur, Nicolas de Villiers, avait retenu une dizaine d’historiens de toutes tendances pour parler de la guerre de Vendée à travers un de ses héros : Charette. Mais le groupe Bolloré, en voyant la qualité des images tournées, s’est dit qu’il fallait aller plus loin et réaliser un film, ce que Nicolas de Villiers a fait. Cependant le réalisateur s’est rendu compte que pour le grand public, il était difficile de rentrer immédiatement dans le film, d’où la nécessité de proposer une introduction avec quatre historiens, qui expliquent en quelques mots ce qu’est la Révolution française, ce qu’est la Vendée et qui est Charette.

Quelles sont la part d’histoire et la part de fiction dans ce film ?

Vaincre ou mourir compte trois dimensions : la première est la macro-histoire, qui se traduit par des dates et des événements collectifs, ou qui ont eu des répercussions, et qui concernent tout le monde. Par exemple l’exécution du roi, la conscription, les lois d’anéantissement et d’extermination, le traité de paix de la Jaunaye, la reprise de la guerre.

La deuxième dimension, puisqu’il s’agit de raconter l’histoire de Charette, c’est le récit de sa vie, entre le moment où il décide d’entrer dans la rébellion et son exécution sur la place Viarme.

Enfin, la troisième dimension, qui est liée aux deux autres, c’est la réaction de l’État, qui fait que l’on passe d’une simple guerre civile à un système d’extermination et d’anéantissement, puis à une politique de pacification, d’ambiguïté et de…

Pour continuer à lire cet article
et de nombreux autres

Abonnez-vous dès à présent

Marguerite Aubry

Marguerite Aubry

Ce contenu pourrait vous intéresser

A la uneSociétéBioéthique

« La loi sur la fin de vie ne fait qu’aggraver le sentiment de culpabilité de certains handicapés. »

Entretien | La proposition de loi sur la fin de vie ayant été adoptée par les députés jeudi 16 mai, elle sera débattue au Sénat à partir du 26. Afin d'alerter sur les enjeux et conséquences de cette loi, l'Office Chrétien des personnes Handicapées (OCH) a publié lundi 13 mai, un communiqué intitulé « Fin de vie : Et les plus fragiles dans tout ça ? » et signé par une quinzaine d'associations et d'organismes du domaine de la santé engagés pour la vie des plus fragiles. Emmanuel Belluteau, président de l'OCH, nous éclaire sur les raisons de cette tribune et les enjeux de la proposition de loi.

+

old patient suffering from parkinson fin de vie
SociétéBioéthique

L’IA générative : rivale ou alliée de l’homme ?

Entretien | Devant les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle (IA), la question qui vient d’abord à l’esprit est celle de sa capacité à remplacer l’être humain. Mais au-delà des performances de plus en plus sidérantes des machines, la question reste celle de leur utilisation vertueuse et surtout de la puissance unique de l’intelligence humaine, seule ordonnée à la vérité. Analyse du Doyen de l’IPC, Emmanuel Brochier.

+

IA intelligence artificielle
SociétéLectures

Faire grandir les enfants avec Honoré, l’écureuil et Marceline, l’hirondelle

Recension jeunesse | La rédaction de L’Homme Nouveau vous propose une page recension de lectures jeunesse pour ce mois de mai, avec un choix éclairé de quelques histoires à lire ou faire lire, et autres activités. Avec les albums Honoré, l’écureuil qui refusait d’aider et Marceline, l’hirondelle qui voulait faire confiance, les enfants retiendront une belle leçon de vie à la lumière de l’Évangile. Paru dans le n°1807.

+

enfant lecture
SociétéBioéthiqueDoctrine sociale

La dimension « politique » de la défense de la loi naturelle

L’avalanche de lois « sociétales » en France depuis plus d’un demi-siècle, toutes étant des atteintes directes à la loi naturelle, a provoqué dans une partie du monde catholique une délégitimation diffuse ou expresse des institutions politiques les ayant édictées, cela au sein du déferlement individualiste de l’après-68 et de cette sorte d’explosion en plein vol de l’Église en état de Concile. Le « mariage » homosexuel et la constitutionnalisation de l’avortement ont porté chez ces mêmes catholiques le climat à l’incandescence. D’où la question : que faire ?

+

loi naturelle