C’est en tous cas la demande qui a été faite officiellement, lundi 6 octobre, au Pape Benoît XVI par le cardinal Marc Ouellet (photo), archevêque de Québec et rapporteur général du synode. Cette demande est motivée par la multiplication des interprétations existantes aujourd’hui, non seulement entre confessions chrétiennes différentes, mais au sein même du catholicisme. Le cardinal Ouellet a ainsi noté que les Facultés de théologie et les Facultés bibliques s’éloignent de l’interprétation du magistère. Il va d’ailleurs plus loin : « Dorénavant, le rapport interne de l’exégèse à la foi ne fait plus l’unanimité et des tensions augmentent entre exégètes, pasteurs et théologiens ».
Le moyen d’éviter cette tension ? Revenir à une interprétation claire donnée par la magistère. Certes une telle interprétation peut déjà se trouver dans un document de la Commission biblique internationale sur l’interprétation des Ecritures. Mais il est évident qu’un document du pape aurait davantage d’autorité et d’impact.
Par ailleurs, le cardinal de Québec a insisté sur le lien entre l’interprétation des Écritures et la foi, l’une et l’autre ne pouvant être complètement séparée : « On complète certes de plus en plus l’exégèse historico-critique par d’autres méthodes dont certaines renouent avec la tradition et l’histoire de l’exégèse. Mais d’une façon générale, après plusieurs décennies de concentration sur les médiations humaines de l’Ecriture, ne faut-il pas retrouver la profondeur divine du texte inspiré sans perdre les acquis précieux des nouvelles méthodologies ? ».
Si cette demande est entérinée par le Synode, on peut espérer que le Saint-Père y donnera une réponse concrète.
La pause liturgique | Kyrie 16 (jours ordinaires)
Le Kyrie 16 est le plus bref puisqu’il tient sur deux lignes de portée à peine. Il est daté des XIe-XIIIe siècles, mais il remonte sans aucun doute beaucoup plus haut et sa modalité est très archaïque. Il est marqué en 3ème mode et suit un schéma extrêmement simple : abaa’.







