Notre-Dame de Paris (5/5) : Notre-Dame de Paris au fil de la littérature

Publié le 15 Août 2025

Cet été : Si je t'oublie ô Notre-Dame

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Admirée par beaucoup, dès sa construction, Notre-Dame de Paris a inspiré poètes et écrivains, de François Villon à Julien Green, en passant par Charles Péguy. Parce qu’elle élève les cœurs comme les esprits vers le beau. Claudel l’a écrit : « Notre-Dame de Paris n’est pas seulement un édifice, c’est une personne ».

  « Si cet ouvrage est un jour achevé, il n’y aura pas, en deçà des montagnes, une œuvre qui puisse lui être comparée. » Ainsi écrivit en 1177, dans ses Chroniques, Robert de Torigni. Il s’agit là de la première citation, pleine d’admiration, pour Notre-Dame. Depuis presque 860 ans, de telles louanges foisonnent malgré les vicissitudes de l’Histoire et les drames comme celui du 15 avril 2019. Notre-Dame porte en elle le message du Christ mais elle personnifie aussi l’unité de la France. Symbole d’un romantisme nostalgique du Moyen Âge, elle fut pour nombre d’écrivains source d’inspiration ou, mieux encore, lieu de la Révélation, comme ce fut le cas pour Paul Claudel, le soir de Noël 1886 : « J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. » L’architecte Eugène Viollet-le-Duc ressentit également une émotion poétique dans sa prime jeunesse: « Mes regards se fixèrent sur les vitraux de la rose méridionale au travers de laquelle passaient les rayons du soleil. […] Tout à coup, les grandes orgues se firent entendre; pour moi, c’était la rose que j’avais devant les yeux qui chantait. » La cathédrale serait-elle un corps vivant? L’historien d’art Marcel Aubert pensait que « le vitrail gothique est plus que l’indispensable complément de la cathédrale: c’est le sang de son corps. » Et Victor Hugo, dans Notre-Dame de Paris, voit en elle «une sorte d’éléphant prodigieux qui [souffle] et [marche] avec ses piliers pour pieds, ses deux tours pour trompes… » ou bien…

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Pascal Tonazzi

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