L’exposition : Martin Schongauer. Le bel immortel

Publié le 01 Mai 2026
Le Louvre met en avant le peintre et graveur allemand Martin Schongauer (1445-1491) dans une exposition du 8 avril au 20 juillet 2026. Quelques peintures et gravures qui ont fait sa renommée, mais surtout la superbe Vierge au buisson de roses, conservée à Colmar.

 

Issu d’une famille d’orfèvres, Martin Schongauer, artiste peintre et graveur allemand du XVᵉ siècle, est à l’honneur au Musée du Louvre. Peu connu aujourd’hui du grand public, il fut en son temps et dans les siècles qui suivirent considéré et copié par les artistes qui s’inspiraient de ses fascinantes gravures. 

« Albrecht Dürer (1470-1528) le surnommait le beau Martin peut-être à cause de son physique mais plus probablement à cause de ses grandes qualités plastiques », commente Pantxika Béguerie De Paepe, conservatrice honoraire du Musée Unterlinden et une des commissaires de l’exposition.

Peu de peintures sont données à voir mais le visiteur pourra contempler de très près la splendide Vierge au buisson de roses (1473), habituellement conservée en l’église Saint-Martin de Colmar assez loin du regard. Couronnée par deux anges, et portant dans ses bras l’Enfant Jésus avec beaucoup de tendresse, elle présente un visage grave tandis que son bébé sourit, passant sa petite main autour du cou de sa maman. Sur ce buisson de roses, un grand nombre d’oiseaux magnifiquement peints se sont posés, certains symbolisant la Passion.

Expo 1854 Martin Schongauer La Vierge au buisson de roses © Region Grand Est – Inventaire general Bastien Garnier1 Martin Schongauer

Martin Schongauer, La Vierge au buisson des roses, 1473. Colmar, église des Dominicains © Région Grand Est – Inventaire général / Bastien Garnier, avec l’aimable autorisation du Conseil de Fabrique de la Collégiale Saint-Martin à Colmar.

Les scènes religieuses occupent une place centrale. Des Vierges à l’Enfant, des Christs en croix ou encore des figures de saints (gravures des douze apôtres) témoignent d’une grande sensibilité dans le rendu des expressions et des attitudes. Les mains aux longs doigts effilés sont saisissantes tandis que le remarquable travail des drapés aux nombreux plis témoigne de la grande dextérité du maître.

La seconde partie du parcours présente de très belles œuvres ayant été inspirées par ce génial créateur dont les gravures avaient été largement diffusées en Europe. Des peintures, des dessins mais aussi des sculptures ont repris certaines de ses compositions en les interprétant…

Superbe !

 


products 922195 Martin SchongauerDu 8 avril au 20 juillet 2026.

Musée du Louvre
Allée du Grand Louvre
Accès sous la Pyramide ou depuis le Carrousel du Louvre
75001 Paris

Lundi, jeudi, samedi et dimanche : 10 h 00 à 18 h 30
Mercredi et vendredi : 10 h 00 à 21 h 00
Fermé les mardis, 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

 

>> à lire également : Notre quinzaine : Pour un sursaut d’humanité et de dignité

 

Céline Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

SociétéArt et Patrimoine

Le sens de la pente

Carte blanche à Marie Piloquet | Le Beau n’advient pas seul. Il lui faut, pour le faire éclore, une tension certaine, le choix de la persévérance, le goût de l’ascèse et la transmission. Le chemin n’est pas lisse et la pente a un sens.

+

musique classique pente Ephata
CultureArt et Patrimoine

L’exposition : Le triptyque de Moulins, l’éclat retrouvé d’un chef-d’œuvre de la Renaissance

Entre une exposition au Louvre et une autre au musée départemental Anne-de-Beaujeu à Moulins, le triptyque de la Vierge en gloire, dit « Triptyque de Moulins », est actuellement exposé au monastère royal de Brou (Ain) jusqu’au 3 janvier 2027. Après plusieurs années de restaurations, ce chef-d’œuvre attribué à Jean Hey retournera en 2028 à la cathédrale de Moulins, dans la sacristie réaménagée.

+

triptyque de Moulins vierge à l’enfant