Ils n’ont rien lâché (4/6) | Pour l’honneur de la sainte Allemagne

Publié le 21 Août 2025
hitler von Stauffenberg opération walkyrie Allemagne

Claus von Stauffenberg (gauche) en compagnie d'Adolf Hitler et Wilhelm Keitel, le 15 juillet 1944. © Bundesarchiv / CC BY-SA 3.0 DE

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Lorsqu’il est nommé chancelier le 30 janvier 1933, Hitler a encore le soutien des officiers allemands de tradition. Mais rapidement, ils sont convaincus d’avoir affaire à un « gredin » qui conduit l’Allemagne à sa perte. Sous la pesanteur totalitaire, la résistance se met en place pour ne rien lâcher. 

  « Es lebe das heilige Deutschland ! » (Vive la sainte Allemagne !). Les dernières paroles du colonel comte Claus von Stauffenberg résonnent au sein de la cour intérieure du Bendlerblock, le bâtiment qui abrite l’état-major de l’armée de réserve. Un ordre sec : « Feuer ! », la salve du peloton d’exécution déchire la nuit, l’officier s’écroule avec trois de ses camarades.

VStauffenberg vQuirnheim allemagne

Les colonels Claus von Stauffenberg (à gauche) et von Quirnheim (à droite) en juin 1944.

Il est une heure du matin ce 21 juillet 1944. L’homme qui voulait tuer Hitler est tombé après un procès expéditif quelques heures seulement après l’attentat manqué au Wolfsschanze (la « Tanière du loup »), le quartier général du Führer en Prusse orientale. L’opération Walkyrie est le dernier acte joué par ces hommes de foi et d’honneur qui se sacrifièrent pour une certaine idée de l’Allemagne.

Face à Hitler

Le 30 janvier 1933, comme la plupart des Allemands, les officiers de tradition ne sont pas mécontents de la nomination comme chancelier d’un homme qui a promis de laver l’honneur de la patrie et de « faire le ménage. » Ainsi le jeune lieutenant von Stauffenberg, sans être nazi, salue-t-il avec enthousiasme l’arrivée de Hitler au pouvoir. A contrario, de nombreux officiers de carrière sont très tôt convaincus qu’ils ont affaire à un « gredin » et à un « petit bourgeois » qui conduit l’Allemagne à sa perte. De plus, ils n’acceptent pas de devoir partager les prérogatives de la Reichswehr avec les « voyous » de la SA et les « arrivistes » de la SS qu’ils…

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Christophe Carichon

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