L’exposition : Entre Ciel et Terre à la Galerie G. Sarti

Publié le 20 Fév 2026
galerie g. sarti

Maître de la Chapelle Saint-Blaise (Rodríguez de Toledo ?) (actif à Tolède entre la fin du XIVe et le début du XVe siècle), La Crucifixion. Volet gauche : L’Arrestation du Christ et La Flagellation. Volet droit : La Déposition et La Résurrection. (v. 1400/1415 )Tempera, or et argent sur bois – 92 x105,3 cm (ouvert) ; 92 x 52 cm (fermé).

Pour ses 50 ans, la Galerie G. Sarti (Paris VIII) expose douze chefs-d’œuvre de la peinture italienne du Moyen Âge au XVII siècle, jusqu’au 3 avril.

 

La Galerie G. Sarti, qui fête ses 50 ans, rend hommage à son fondateur Giovanni Sarti, disparu l’an dernier, par une exposition de douze chefs-d’œuvre qui enjambe les siècles. C’est en effet une invitation à contempler de superbes peintures italiennes réalisées entre le XIII et le XVII siècle. 

Des événements tragiques de la Bible sont illustrés : Dalila de Giovanni Antonio Galli, dit Lo Spadarino (1585-1652), assise, tenant dans sa main droite l’argent de sa trahison et dans l’autre les cheveux de Samson. Elle est vêtue d’une robe d’un rouge superbe et son visage bien triste semble regretter son geste.

Sur un autre tableau, Samson et Dalila de Bernardino Mei (1612-1676), est représenté le moment où elle a fixé les nattes de Samson au moyen d’un énorme clou qui se détache. On assiste ici à une scène très mouvementée. Samson renversé en arrière sur sa cape rouge lumineuse présente un visage impressionnant de colère. Dalila, au corps puissant mais gracieux, porte une robe d’un blanc rosé et sur laquelle contraste un drapé d’un bleu magnifique. Une scène vraiment saisissante.

De douces Vierges à l’Enfant (Duccio Di Buoninsegna, 1278-1318) contrastent avec ces sujets apportant à l’exposition un moment de paix. Un splendide Triptyque, du Maître de la Chapelle Saint-Blaise (XV siècle) dans un état de conservation remarquable, illustre la Passion du Christ. Par sa facture, il témoigne des liens entre l’Espagne et l’Italie.

Une extraordinaire peinture sur bois provenant du devant d’un coffre de mariage montre une scène profane : le Triomphe du Lucius Aemilius Paulus après la bataille de Pydna. Réalisé dans les années 1470 par Bernardo Di Stefano Rosselli (1450-1526), on y découvre une foule de personnages, cavaliers, fantassins, civils, aux vêtements somptueux sur un fond de paysage florentin…

Un voyage « entre Ciel et Terre » !

 


Jusqu’au 3 avril 2026.

Galerie G. Sarti
137 rue du faubourg Saint-Honoré,
75008 Paris

Du lundi au vendredi, 10 h – 13 h et 14 h – 18 h 30.
Un beau catalogue (n° 18) accompagne la présentation.

 

>> à lire également : L’exposition : Dragons

 

Céline Vicq

Ce contenu pourrait vous intéresser

À la uneCultureLectures

Réédition de La Varende : Heureux les humbles

Recensions | Dans notre page culture, les livres choisis vous parlent de la carmélite Élisabeth de la Trinité, du voyage de trois amis à vélo jusqu’en Corée, des rééditions des nouvelles de La Varenne, des cathédrales gothiques françaises, de Georges de La Tour, etc. Paru dans le n° 1861. 

+

témoignage lecture livre école la varende humbles
À la uneCultureHistoire

Un anniversaire américain

Carte blanche de Judith Cabaud | Il y a 250 ans, le 4 juillet 1776, la déclaration d’Indépendance des États-Unis d’Amérique fut signée par les pères fondateurs de la nouvelle nation, en guerre avec la Grande-Bretagne. Pour comprendre cette naissance contradictoire, Alexis de Tocqueville fut un des premiers Européens à analyser le phénomène américain.

+

anniversaire américain Amérique démocratie
À la uneCultureHistoire

Général Pau, un chef « bienveillant »

C’est tout à l’honneur du colonel Rémy Porte d’avoir rendu justice dans son dernier livre au général Pau. Officier brillant, catholique pratiquant et affiché en ces temps de laïcisme et d’anticléricalisme violents, Paul Pau était un modèle pour ses subordonnés.

+

1920 General Paul Pau e1788509732211 duchesse de berry